L'ancien attaquant d'Aston Villa et de l'équipe d'Angleterre, Gabriel Agbonlahor, a sévèrement critiqué la décision de son ancien club de recruter Alejandro Garnacho en prêt depuis Chelsea cet été, qualifiant le mouvement de "cauchemar" et remettant en question à la fois la qualité et le caractère du joueur.
Agbonlahor tacle le prêt de Garnacho à Aston Villa, un 'cauchemar' selon lui
L'ancien attaquant d'Aston Villa et de l'équipe d'Angleterre, Gabriel Agbonlahor, a sévèrement critiqué la décision de son ancien club de recruter Alejandro Garnacho en prêt depuis Chelsea cet été, qualifiant le mouvement de "cauchemar" et remettant en question à la fois la qualité et le caractère du joueur.
Sur le plateau de talkSPORT Breakfast, Agbonlahor n'a pas mâché ses mots dans son évaluation de l'ailier argentin, estimant que Garnacho échoue systématiquement dans ses duels face aux défenseurs et manque de la solidité mentale exigée par le système d'Unai Emery.
La peur du latéral
"C'est un rêve, un cauchemar. Ce n'est pas un bon joueur. Chaque fois que je l'ai regardé, il ne parvient pas à dépasser le latéral", a déclaré Agbonlahor. "Lors de ses cinq ou six derniers matchs avec Chelsea la saison dernière, honnêtement, il courait vers le latéral, faisait demi-tour et repassait le ballon en arrière. Il avait peur de prendre un joueur de vitesse."
Agbonlahor a cité le bilan récent de Garnacho à Manchester United et Chelsea — et notamment son absence persistante en équipe nationale d'Argentine — comme autant de preuves que des questions sérieuses entourent les capacités de l'ailier. "Il y a une raison pour laquelle il est un rejeté de Manchester United. Une raison pour laquelle il est un rejeté de Chelsea. Une raison pour laquelle il n'a même pas été convoqué en Argentine pour la Coupe du Monde alors qu'ils manquent d'ailiers", a-t-il ajouté.
Un ego sans le talent
L'ancien attaquant n'a pas retenu ses mots pour évaluer la présomption de Garnacho, dressant une comparaison brutale. "D'après la carrière que j'ai suivie à Manchester United, il a l'ego de Ronaldo ou Messi, mais il n'a pas le talent de David Bellion qui jouait à Manchester United il y a vingt ans", a lancé Agbonlahor.
Au-delà de la pure qualité technique, Agbonlahor a exprimé ses inquiétudes quant à l'impact de Garnacho sur le vestiaire d'Aston Villa, qu'il a décrit comme l'un des grands atouts du club. Il a cité Morgan Rogers en exemple de joueur parfaitement intégré, et mis en garde contre l'introduction de ce qu'il a qualifié de "brebis galeuse."
"Tout ce qu'on entend sur Garnacho — lever les bras quand il est remplacé, la façon dont il a quitté Manchester United — est-ce qu'on veut une brebis galeuse dans un vestiaire ?" a-t-il demandé.
Emery, dernier recours
Malgré ses critiques virulentes, Agbonlahor a reconnu un espoir possible : le manager lui-même. "S'il y a un entraîneur capable de le remettre dans le droit chemin, c'est bien Unai Emery", a-t-il concédé — une rare note d'optimisme dans un bilan autrement accablant du recrutement estival d'Aston Villa.


