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La génération dorée de la Belgique réinventée : comment les Diables Rouges ont atteint les quarts de finale
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La génération dorée de la Belgique réinventée : comment les Diables Rouges ont atteint les quarts de finale

il y a 2 heures·2 min

Lorsque la Coupe du monde a débuté il y a un mois, la Belgique était considérée comme un outsider peu crédible. Privés de nombreuses icônes qui avaient défini leurs meilleures années, les Diables Rouges sont arrivés avec de nombreuses interrogations — et ces doutes se sont renforcés lorsqu'ils se sont retrouvés menés 2-0 face au Sénégal à cinq minutes de la fin de leur huitième de finale.

Pourtant, les voilà en quarts de finale. Un retournement de situation spectaculaire face au Sénégal a été suivi d'une domination totale contre les USA (4-1) sur leur propre sol — l'une des prestations les plus impressionnantes du tournoi. Une confrontation avec l'Espagne vendredi (20h00 BST) les sépare désormais d'une place en demi-finales.

Un groupe en transition

Les figures emblématiques de l'ère dorée belge — Eden Hazard, Mousa Dembele, Marouane Fellaini et Vincent Kompany — sont partis depuis longtemps. Mais Thibaut Courtois, Romelu Lukaku, Kevin de Bruyne et Axel Witsel sont toujours là, avec des rôles profondément redéfinis.

Courtois, 34 ans, a disputé chaque minute au Qatar, affichant l'autorité attendue de l'un des meilleurs gardiens du monde. De Bruyne, 35 ans, s'est blessé lors du match contre le Sénégal — et depuis lors, la Belgique a remporté ses deux rencontres suivantes, inscrivant sept buts en environ 130 minutes de jeu. Avant sa sortie sur blessure, les Diables Rouges n'avaient gagné qu'un seul de leurs trois premiers matches.

Lukaku, 33 ans, a marqué trois buts mais a disputé moins de 50 pour cent des minutes disponibles, entrant souvent en jeu comme remplaçant pour profiter de défenses épuisées, elles-mêmes déstabilisées par le pressing intense de Charles De Ketelaere, attaquant d'Atalanta âgé de 25 ans. Witsel, 37 ans, n'a joué qu'une seule minute à la fin de la victoire face aux USA.

Le sélectionneur Rudi Garcia refuse de se laisser entraîner dans ce débat sur l'âge. « Je ne supporte vraiment pas qu'on appelle mes quatre leaders des 'vétérans' », a-t-il déclaré. « Si vous avez la chance d'avoir des joueurs de ce calibre, encouragez-les. Voilà ce que peuvent faire les 'anciens' de la Belgique. »

La nouvelle garde prend le relais

Leandro Trossard, l'ailier d'Arsenal, s'est révélé être l'un des atouts majeurs du tournoi, créant plus de situations de but (17) que tout autre joueur, tout en occupant le 15e rang pour les contributions directes avec deux buts et deux passes décisives.

De Ketelaere a inscrit deux buts et délivré une passe décisive, ouvrant des espaces précieux pour ses coéquipiers dans la surface. Hans Vanaken, milieu de terrain de 33 ans du Club Brugge, a apporté un but et deux passes décisives malgré une carrière domestique limitée à la Belgique. Et le capitaine Youri Tielemans a signé l'égalisation puis le but victorieux contre le Sénégal.

Une vestiaire aux multiples langues

La Belgique présente l'une des compositions les plus diverses du tournoi, avec des joueurs aux origines allant de la RD Congo au Ghana, en passant par la Guinée-Bissau, le Sénégal, la France, l'Italie, le Portugal et l'Espagne. Le groupe communique en anglais pour éviter les sensibilités entre néerlandophones et francophones.

« C'est une approche très stratégique », explique le Dr. Jim Ureel, maître de conférences en linguistique appliquée à l'Université d'Anvers. « La langue est un sujet très sensible en Belgique, fortement lié à l'identité et à la politique. L'anglais devient alors très utile — tout devient neutre. »

Lukaku, qui parle couramment six langues, incarne cette diversité. Alors que la Belgique s'apprête à défier l'Espagne, les discours motivants de ses leaders — dans quelque langue qu'ils soient prononcés — devront être plus inspirants que jamais.

Ce n'est plus tout à fait la génération dorée qui tente une dernière fois de concrétiser son potentiel, mais plutôt un noyau de professionnels aguerris qui assument désormais un rôle de mentor, guidant ceux qui sont aujourd'hui leurs coéquipiers et seront bientôt leurs successeurs.

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