Le Cap-Vert a réalisé l'un des résultats les plus remarquables de l'histoire récente de la Coupe du Monde lundi, tenant en échec les champions d'Europe en titre, l'Espagne, sur un score de 0-0 à Atlanta, lors de leur toute première participation au tournoi.
Le Cap-Vert tient l'Espagne en échec dans un match historique à Atlanta

Le Cap-Vert a réalisé l'un des résultats les plus remarquables de l'histoire récente de la Coupe du Monde lundi, tenant en échec les champions d'Europe en titre, l'Espagne, sur un score de 0-0 à Atlanta, lors de leur toute première participation au tournoi.
Une performance défensive solide, portée par un gardien vétéran extraordinaire en Vozinha, a pris de court une équipe espagnole qui a dominé la possession et multiplié les occasions sans jamais trouver le chemin des filets.
Debut en Coupe du Monde à 40 ans pour Vozinha
Vozinha, qui évolue à Chaves en deuxième division portugaise, a fêté son 40e anniversaire le 3 juin — devenant ainsi le deuxième joueur le plus âgé à faire ses débuts en Coupe du Monde. Seul Essam El-Hadary de l'Égypte, qui avait 45 ans et 161 jours lors du tournoi de 2018, a débuté à un âge plus avancé.
L'Espagne a cadré 27 tentatives en 90 minutes, forçant Vozinha à effectuer sept arrêts. Depuis 1966, le seul gardien de 40 ans ou plus à avoir réalisé davantage d'arrêts dans un seul match de Coupe du Monde est le Nord-Irlandais Pat Jennings, qui avait stoppé 10 tirs face au Brésil en 1986.
L'organisation défensive disciplinée du Cap-Vert était tout aussi impressionnante : l'équipe n'a commis qu'une seule faute sur l'ensemble du match — le chiffre le plus bas enregistré par une équipe en Coupe du Monde depuis 1966. Cette faute, commise par Sidny Lopes Cabral en première période, lui a valu un carton jaune.
La disette offensive de l'Espagne s'allonge
L'Espagne n'a plus marqué en Coupe du Monde depuis le coup de tête d'Alvaro Morata à la 11e minute face au Japon lors du dernier match de groupe au Qatar 2022. Depuis, les Espagnols ont tenté 49 tirs et enchaîné 2 500 passes sans inscrire le moindre but.
La défaite face au Japon avait été suivie d'un 0-0 face au Maroc en huitièmes de finale — un match finalement perdu aux tirs au but — et voilà que l'Espagne débute sa campagne 2026 par un nouveau match nul.
L'attaquant Mikel Oyarzabal, dont le but victorieux en finale de l'Euro 2024 face à l'Angleterre en avait fait un héros national, n'a pas touché le ballon lors des 30 premières minutes face au Cap-Vert. Opta n'a aucun précédent de ce type pour un titulaire en Coupe du Monde depuis 1966.
Un départ difficile habituel pour l'Espagne
Le bilan de l'Espagne lors des matches d'ouverture en Coupe du Monde est pour le moins surprenant. Sur ses 15 dernières participations, elle n'a remporté son premier match qu'à trois reprises, pour cinq nuls et sept défaites.
Il est à noter que l'une de ces sept défaites inaugurales remonte à 2010 — l'année où l'Espagne a soulevé le trophée pour la première fois. Mais le même élan s'est révélé difficile à retrouver depuis ce triomphe en Afrique du Sud.
Une élimination au premier tour en 2014 a été suivie de deux défaites consécutives en huitièmes de finale en 2018 et 2022. Sur les 12 matches disputés depuis la victoire contre les Netherlands en finale de 2010, l'Espagne n'en a remporté que trois.


