Le cinquième jour de la Coupe du Monde 2026, lundi, a produit quatre matchs nuls, quatre retours au score et l'un des résultats les plus commentés de tout le tournoi. Les émotions n't ont pas manqué.
Le Cap-Vert signe le choc du tournoi
Le fait marquant de la journée est sans conteste l'extraordinaire résultat du Cap-Vert face à l'Espagne. Les débutants — parmi les moins bien classés du tournoi, dont l'effectif est composé en grande partie de joueurs évoluant dans des divisions inférieures — ont tenu les champions d'Europe en échec sur un score de 0-0, signant le plus grand résultat de leur histoire footballistique.
Ce fut une masterclass défensive, et l'image qui restera est celle du gardien de 40 ans Vozinha fondant en larmes de joie au coup de sifflet final. Aucun mot ne saurait mieux le décrire.
Du côté de l'Espagne, l'après-midi fut difficile à vivre. L'équipe de Luis de la Fuente — numéro un mondiale — est apparue trop sûre d'elle dès le départ, s'est montrée de plus en plus fébrile avant la mi-temps, et n't a jamais trouvé la faille. La circonstance atténuante : Lamine Yamal et Nico Williams étaient tous deux absents du onze de départ après avoir terminé la saison en club sur blessure aux ischio-jambiers. Yamal n'est entré qu'à vingt minutes de la fin ; Williams n'a fait son apparition qu'à la 87e minute. Les remettre tous les deux en forme pour commencer les matchs sera une priorité absolue.
L'Espagne peut toutefois puiser dans l'histoire pour se rassurer : en 2010, elle avait perdu son premier match 1-0 face à la Suisse avant de remporter tous ses matchs suivants et de soulever le trophée. Mais la nécessité de hausser le niveau est évidente.
Le timing des pauses hydratation agace les consultants à Seattle
La Belgique et l'Égypte ont fait match nul 1-1 à Seattle — un match surtout mémorable pour le débat qu'il a suscité autour du timing des pauses hydratation. Emam Ashour avait ouvert le score pour l'Égypte en première mi-temps, avant que l'égalisation de Mohamed Hany dans son propre but ne rétablisse la parité pour la Belgique.
Moins de deux minutes après cet égalisateur, le jeu a été interrompu pour une pause boisson. Les consultants Theo Walcott, Olivier Giroud et Micah Richards étaient unanimes : imposer un arrêt de trois minutes aussi tôt après un but — surtout un égalisateur — brise la dynamique du match.
La chaleur à Seattle était bien réelle. Une alerte générale à la chaleur était en vigueur, avec des températures atteignant 32 degrés Celsius pendant la rencontre, et les pauses elles-mêmes étaient sans doute nécessaires. Le problème est moins de savoir si elles doivent avoir lieu que de savoir quand. Une approche plus intelligente — fixer la pause avant la mi-temps de chaque période et permettre aux arrêts naturels tels que les buts ou les blessures de jouer ce rôle dans une fenêtre de cinq minutes — contribuerait à atténuer la frustration.
La probabilité que la FIFA supprime ces pauses lorsque les températures sont clémentes reste faible. La valeur commerciale de ces interruptions pour les diffuseurs n'échappe à personne.
L'Uruguay de Bielsa souffre mais arrache un point face à l'Arabie saoudite
L'Uruguay de Marcelo Bielsa figurait parmi les équipes les plus attendues du tournoi par les amateurs de tactique. La réalité de leur première mi-temps face à l'Arabie saoudite fut, selon les mots de la consultante ITV Karen Carney à la pause : « Ils étaient nuls. »
Abdulelah Al-Amri avait ouvert le score quatre minutes avant la mi-temps, et la tournure des événements n'était guère surprenante. L'Uruguay avait déjà montré des lacunes offensives récurrentes lors de sa préparation, ne marquant pas dans neuf de ses quinze matchs depuis les demi-finales de la Copa America à l'été 2024.
L'équipe a haussé le ton en seconde période pour finalement partager les points, mais l'occasion d'exploiter le faux pas de l'Espagne et de se positionner favorablement pour la phase à élimination directe a peut-être été manquée. L'Arabie saoudite, en revanche, peut s'estimer encouragée dans sa quête de qualification pour les huitièmes de finale pour la première fois depuis 1994.
L'Iran et la Nouvelle-Zélande incarnent l'esprit de ce Mondial
Le match Iran contre Nouvelle-Zélande à Los Angeles a illustré ce qui rend ce tournoi si captivant. La Nouvelle-Zélande a pris l'avantage à deux reprises, l'Iran l'a rattrapée à chaque fois, pour finalement se quitter sur un 2-2.
Le groupe G est désormais l'un des trois groupes parfaitement équilibrés après la première journée. Prédire quelles équipes se qualifieront pour la phase à élimination directe relève presque de l'impossible dans presque tous les groupes.
Le seul groupe qui suit une trajectoire relativement prévisible est le Groupe E, où l'Allemagne et la Côte d'Ivoire ont mis l'Équateur et Curaçao dans une position délicate. Partout ailleurs, le suspense est total. L'Écosse domine un groupe qui comprend le Maroc et le Brésil, la Suède devance le Japon et les Pays-Bas, et la République tchèque comme la Turquie peuvent encore rebondir malgré leurs trois points de retard. La suite s'annonce passionnante.



