Celtic ont désormais échoué à se qualifier pour la UEFA Champions League pour la deuxième saison consécutive, et cette dernière élimination est l'une des plus douloureuses de mémoire récente. Menés 4-0 au score cumulé avec moins d'une heure de jeu restante sur les deux matchs, ils ont finalement perdu la confrontation 5-4 face à LASK — un effondrement qui marquera le club pour longtemps.
L'élimination de Celtic en Ligue des champions : conséquences sur le mercato et la suite

Celtic ont désormais échoué à se qualifier pour la UEFA Champions League pour la deuxième saison consécutive, et cette dernière élimination est l'une des plus douloureuses de mémoire récente. Menés 4-0 au score cumulé avec moins d'une heure de jeu restante sur les deux matchs, ils ont finalement perdu la confrontation 5-4 face à LASK — un effondrement qui marquera le club pour longtemps.
À qui la faute ?
Martin O'Neill a assumé personnellement la défaite, et cette responsabilité est louable. Mais l'échec dépasse largement les seules décisions d'un entraîneur lors d'une soirée à Linz. Les joueurs, le conseil d'administration et l'équipe de recrutement portent tous une part de responsabilité.
Des erreurs individuelles et ce qui semblait être de la suffisance ont permis à LASK de revenir dans la confrontation. Les remplacements d'O'Neill ont affaibli l'équipe à un moment décisif, laissant Celtic sans solutions offensives à mesure que la pression montait. Mais les failles structurelles du groupe — mises à nu sur les deux matchs — révèlent des problèmes plus profonds.
Celtic savaient qu'Arne Engels allait probablement partir, mais aucun remplaçant n'est arrivé avant le match face à LASK. Le besoin de doublure pour Kieran Tierney au poste d'arrière gauche avait été identifié, mais n'a toujours pas été comblé. La blessure d'Alistair Johnston fut un coup du sort tardif, même si le club aurait peut-être dû mieux anticiper, étant donné qu'il était sur le point de partir. Environ £32 millions ont été investis sur Kasper Hogh, Camilo Duran, Mika Baur et Haissem Hassan — des recrues qui ont renforcé le onze de départ — mais des lacunes béantes subsistaient.
Que Celtic ait terminé la confrontation avec Dane Murray, Liam Scales, Anthony Ralston et Luke McCowan sur le terrain illustre à quel point cet effectif reste insuffisant.
Les conséquences sur le mercato
Rater la UEFA Champions League entraîne d'énormes répercussions financières. Celtic auraient été assurés de percevoir environ £40 millions rien que pour la phase de groupes, en plus des quelque £75 millions générés lors de la compétition il y a deux saisons. Ces revenus disparus, les plans pour la dernière semaine du mercato doivent être entièrement revus.
Celtic comptaient dépenser plus de £20 millions avant la clôture jeudi prochain, avec notamment le milieu de Torino Gvidas Gineitis et Ermin Mahmic de Slovan Liberec parmi les cibles. Gineitis, dont le prix avoisine £10 millions, semble désormais hors de portée compte tenu de la nouvelle réalité financière. La perspective du football en UEFA Champions League constituait également un attrait puissant pour les joueurs proposés au club par des intermédiaires — cet argument a disparu du jour au lendemain.
Celtic cherchent toujours des milieux de terrain centraux, un gardien, un arrière gauche, un arrière droit et potentiellement un ailier gauche. Avec une semaine restante et une structure de recrutement réduite, certains postes pourraient désormais être pourvus par des prêts plutôt que par des transferts définitifs. La direction, l'équipe de recrutement, O'Neill et Shaun Maloney devraient se réunir cette semaine pour définir un plan d'action.
Éviter une nouvelle saison de tensions
La saison passée a été marquée par des protestations, une campagne de boycott des produits dérivés, des remous autour du poste d'entraîneur et une interdiction des ultras — un climat de mécontentement qu'O'Neill a finalement surmonté pour offrir un doublé national. Pour éviter que l'histoire ne se répète, le conseil d'administration devra investir pleinement afin de constituer un groupe capable de peser dans la UEFA Europa League, même si les retombées financières y sont inférieures à celles de la UEFA Champions League.
Les supporters réclament également une réforme structurelle. Celtic n'a pas remplacé Paul Tisdale, directeur du football parti en janvier, et le club est toujours sans responsable du recrutement ni effectif complet d'analystes en équipe première, comparé à l'ère Brendan Rodgers. Le geste du président Brian Wilson, qui a partagé un verre avec les supporters à Linz le jour du match, a été remarqué — mais une réconciliation bien plus concrète s'impose désormais.
La route vers la Champions League
Si Celtic remportent le championnat écossais cette saison, ils entreront au deuxième tour préliminaire de la UEFA Champions League la saison prochaine — ce qui signifie trois confrontations et six matchs avant la phase de ligue. Cette élimination porte à six leur série d'échecs consécutifs dans les qualifications, et le chemin du retour se durcit d'année en année.
Celtic se considèrent comme un club de la UEFA Champions League par leur envergure et leurs ambitions. Mais la voie la plus directe pour retrouver cette scène, à court terme, passe peut-être par une victoire en UEFA Europa League.

