Diomansy Kamara, l'agent représentant Ismaïla Sarr et Lamine Camara, s'est exprimé contre les clubs de football qu'il accuse de traiter les joueurs africains comme de simples actifs négociables plutôt que comme des êtres humains dotés de carrières et d'ambitions.
Sa déclaration, publiée sur son compte Instagram officiel mercredi matin, fait suite à une journée de mercato mouvementée. Crystal Palace a refusé de laisser Sarr rejoindre Liverpool, tandis que le transfert de 47 millions de livres sterling qui aurait conduit Camara de l'AS Monaco à Chelsea a finalement capoté.
Un appel à l'écoute des joueurs
Kamara a formulé une critique directe, affirmant qu'un système dans lequel les clubs détiennent un contrôle quasi total sur l'avenir d'un joueur est fondamentalement injuste — en particulier pour les footballeurs africains.
« Les cas d'Ismaila Sarr et de Lamine Camara doivent tous nous interpeller. Il faut sortir de cette logique où le joueur africain peut parfois donner le sentiment d'être une simple marchandise : on l'achète, on fixe son prix, on négocie son avenir et, trop souvent, sa volonté semble passer au second plan. »
L'agent a poursuivi en soulignant que derrière chaque transfert se cache une réalité humaine que les chiffres ne peuvent pas résumer.
« Un transfert ne devrait pas être seulement une affaire entre deux clubs et des chiffres. Derrière chaque contrat, il y a un homme, une carrière, des rêves et des choix de vie. »
Kamara a reconnu que les clubs disposent d'un droit de décision finale en vertu des règles actuelles du football professionnel, mais a insisté sur le fait que cela ne devrait pas réduire au silence la voix du joueur.
« Le joueur doit pouvoir être entendu et respecté dans les décisions qui déterminent son avenir. N'oublions jamais ce qui est important : derrière chaque succès, ce sont les joueurs qui écrivent l'histoire en premier. »
Un débat plus large sur les droits des joueurs africains
Les transferts avortés de Sarr et Camara ont relancé le débat sur l'influence des joueurs africains dans les négociations qui façonnent leur carrière. Des clubs comme Crystal Palace et Chelsea ont le droit contractuel de bloquer ou d'annuler des mouvements, mais des voix comme celle de Kamara soutiennent que le bien-être et les aspirations des joueurs doivent peser davantage dans ces décisions.


