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Le Nigeria doit régler ses propres affaires — la visite de la FIFA sonne l'alarme
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Le Nigeria doit régler ses propres affaires — la visite de la FIFA sonne l'alarme

il y a 1 heure·2 min

Une délégation de la FIFA est arrivée au Nigeria à l'invitation du secrétariat de la Nigeria Football Association — et le commentateur sportif chevronné Segun Odegbami estime que ce moment revêt une importance bien plus grande qu'une simple visite de routine.

Odegbami soutient que le Nigeria détient un record peu enviable : aucun membre de la FIFA n'a invité l'instance mondiale à intervenir dans ses affaires internes aussi souvent que le Nigeria ne l'a fait depuis 2004. Ce qui était au départ une mesure d'urgence ponctuelle s'est durci en un cycle néfaste qui a, selon lui, engendré la pire structure de gouvernance du football dans l'histoire du pays.

Comment la formule FIFA a été détournée

Selon Odegbami, des comités exécutifs successifs ont découvert que la simple présence d'officiels de la FIFA pouvait être exploitée pour contourner les processus électoraux réguliers et consolider des intérêts étroits. Tous les quatre ans, la FIFA a, sans le vouloir, servi de caution à un système défaillant — et rares sont ceux qui l'ont remis en question, car ceux qui en bénéficiaient avaient toutes les raisons de maintenir cet arrangement.

Les médias, soutient-il, ne sont pas exempts de reproches. De nombreux journalistes sportifs ont, activement ou passivement, renforcé le mythe selon lequel la FIFA était un arbitre tout-puissant dont la parole faisait loi. Ce mythe, écrit Odegbami, était une fiction commode qui a fonctionné pendant des décennies précisément parce qu'elle n'a jamais été sérieusement examinée.

La FIFA clarifie son rôle cette fois

Cette visite, cependant, semble différente. La FIFA a indiqué dans une lettre adressée au Secrétaire général par intérim de la Nigeria Football Association que sa présence ne constitue pas une ingérence. Elle est là pour écouter les parties prenantes, évaluer la situation, et ne donnera aucune directive sur les élections. Odegbami accueille cette distinction comme une clarification historique.

Il est tout aussi ferme sur ce que les statuts de la FIFA stipulent réellement : nulle part le règlement de la FIFA ne prescrit la manière dont les associations membres doivent organiser leurs élections internes, au-delà du principe général du processus démocratique. La FIFA n'offre ni modèle de gouvernance, ni guide électoral, ni plan de financement à copier mot pour mot par ses membres.

La FIFA n'est pas un monstre

Odegbami s'attache à démystifier entièrement l'organisation. La FIFA, insiste-t-il, est composée de personnes ordinaires chargées d'organiser des compétitions mondiales, de générer des revenus et de soutenir les associations membres. Ce ne sont pas des arbitres infaillibles descendus du ciel — et les Nigérians, dont certains siègent avec distinction dans des comités de la FIFA, devraient cesser de les traiter comme tels.

Sa prescription pour la crise actuelle est frappante par sa simplicité : supprimez la cupidité et la course au pouvoir, et il ne reste qu'un problème administratif simple qui peut être résolu en un mois. Aucune reconstruction complète du football nigérian n'est nécessaire — seulement un dialogue honnête, des compromis raisonnables et un accord général entre les parties prenantes.

La Nigeria Sports Commission a sollicité la présence de la FIFA soit pour trouver une solution, soit pour valider celle qu'elle avait déjà arrêtée. Dans tous les cas, Odegbami exhorte toutes les parties à saisir cette opportunité, à remettre à zéro les fondations de la gouvernance du football nigérian, et à renvoyer la délégation de la FIFA chez elle sans aucune raison d'y revenir jamais pour la même raison.

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