Declan Rice a rendu un verdict sans équivoque sur la génération actuelle de joueurs anglais, après la victoire 6-4 de l'Angleterre face à la France en match pour la troisième place — une médaille de bronze qui constitue le meilleur résultat du pays depuis son sacre en 1966.
Rice affirme que cette équipe d'Angleterre est la meilleure depuis une génération après le bronze mondial

Declan Rice a rendu un verdict sans équivoque sur la génération actuelle de joueurs anglais, après la victoire 6-4 de l'Angleterre face à la France en match pour la troisième place — une médaille de bronze qui constitue le meilleur résultat du pays depuis son sacre en 1966.
« C'est le meilleur groupe d'Angleterre depuis très longtemps. C'est un fait. Personne ne peut nous enlever ça », a déclaré Rice, qui a porté le brassard de capitaine en l'absence du titulaire habituel.
Fierté teintée de frustration
Malgré la douleur de l'élimination en demi-finale face à l'Argentine, Rice a tenu à saluer ce que le groupe avait accompli, tout en affirmant clairement que la troisième place n'était pas l'objectif final.
« Je pense qu'on peut être fiers en tant que groupe — on est juste dévastés d'avoir perdu cette demi-finale. On est fatigués de se dire qu'on est fiers d'atteindre des demi-finales et des quarts — on veut gagner avec l'Angleterre, tout simplement », a-t-il dit.
« On est si proches, vraiment. C'est un jeu de petites marges. L'autre soir, on a perdu sur des détails dans les surfaces. »
Les émotions à fleur de peau dans le staff
La profondeur des sentiments au sein du groupe a été révélée par l'entraîneur adjoint Anthony Barry lors d'une interview à la mi-temps sur BBC One, alors que l'Angleterre menait 4-0 face à la France.
« Il n'y a pas de frustration. Je suis un peu ému. Je ne trouve pas les mots pour décrire à quel point je suis fier de ces joueurs. Ils jouent ce match avec le cœur brisé. Je vois 11 gars sur le terrain avec le cœur brisé. »
Barry a qualifié l'esprit d'équipe forgé sur sept semaines de « privilège à observer », défendant la fierté et la détermination des joueurs face aux critiques.
L'avenir de Tuchel et l'écart avec l'élite
Thomas Tuchel devrait vraisemblablement rester en poste en vue de l'Euro 2028, que l'Angleterre co-organisera, malgré les critiques suscitées par ses choix tactiques contre l'Argentine. Il a reconnu un écart avec les meilleures nations tout en affirmant que celui-ci pouvait être comblé.
« Il y a huit ans, la France était championne. Il y a quatre ans, elle était en finale. Il y a un léger écart, mais pas de problème. On veut le combler », a-t-il dit à la BBC.
Sur la défaite en demi-finale, Tuchel s'est montré réflexif plutôt que défensif : « Quoi qu'il se soit passé dans ces 30 minutes contre l'Argentine — ou peut-être 45 minutes en deuxième mi-temps quand on est devenus trop passifs — c'est mon rôle de prendre des décisions. La cicatrice restera. C'est ainsi dans le sport de haut niveau. »
Kane et la suite de l'histoire
Harry Kane, auteur de six buts dans la compétition avant de rester sur le banc comme remplaçant non utilisé contre la France, s'est montré enthousiaste sur le caractère du groupe.
« L'un des meilleurs groupes d'Angleterre dont j'ai jamais fait partie. On avait cette cohésion et une confiance mutuelle immense », a déclaré l'attaquant du Bayern Munich.
Kane a également défendu Tuchel avec mesure : « C'est son premier grand tournoi. Je pense qu'il a beaucoup appris — sur le groupe, la campagne, les voyages, et ce que cela exige sous pression. »
Le hat-trick de Saka relance le débat
Le hat-trick dévastateur de Bukayo Saka contre la France n'a fait qu'intensifier la polémique autour de la décision de Tuchel d'écarter totalement l'ailier d'Arsenal de la demi-finale contre l'Argentine. Saka, qui avait géré des pépins physiques plus tôt dans la campagne nord-américaine, a assuré être en pleine forme.
« Bien sûr, j'aurais aimé jouer davantage, mais il est trop tard pour en parler », a-t-il confié à BBC One. « J'essaie de parler sur le terrain et c'est terminé maintenant. »
Les consultants rendent leur verdict
L'ancien milieu de terrain anglais Danny Murphy a été direct sur BBC One, estimant que Tuchel « gardera son poste mais qu'il ne le devrait pas », arguant que la tactique avait coûté à l'Angleterre une place en finale en laissant trop de joueurs talentueux sur le banc contre l'Argentine.
L'ex-défenseur anglais Stephen Warnock a abondé dans ce sens, pointant l'absence de vitesse comme le manquement critique en demi-finale : « Où était la vitesse contre l'Argentine ? La performance de Bukayo Saka et Marcus Rashford — leur capacité à étirer le terrain — la vitesse est fatale pour n'importe qui. »
L'ancien défenseur d'Arsenal Martin Keown a été tout aussi direct : « L'Argentine a dû se dire 'heureusement que Saka n'est pas entré du tout et que Rashford n'est entré que tardivement.' Leur vitesse est effrayante. »
La campagne anglaise à la Coupe du Monde 2026 se termine avec une médaille de bronze, des cœurs brisés, et des questions sans réponse qui définiront le mandat de Tuchel pour le prochain cycle.


