La réalisation à bout portant de Bukayo Saka juste avant l'heure de jeu a offert à Arsenal une victoire 1-0 sur Aston Villa à Villa Park ce lundi soir, permettant aux champions d'enchaîner deux succès consécutifs en ouverture de leur défense du titre de Premier League.
Le résultat est difficile à digérer pour l'équipe d'Unai Emery, qui a montré bien plus de caractère que lors de l'humiliation 4-0 subie à Brighton lors de la première journée. Les Villans ont pourtant proposé une vraie résistance, mais la frappe instinctive de Saka a fait la différence dans une rencontre âprement disputée.
Aston Villa oblige Arsenal à se battre
Aston Villa a affiché une organisation bien plus solide que lors de la déroute de Brighton, avec Emiliano Buendia qui a fait trembler la transversale de David Raya à la 12e minute — le premier frisson réel de la partie.
L'Arsenal de Mikel Arteta, inchangé par rapport au succès contre Coventry, a monopolisé le ballon et a multiplié les tentatives sur phases arrêtées, mais le coup de tête mal ajusté de Gabriel a constitué leur meilleure occasion du premier acte. La mi-temps est arrivée sur le score de 0-0, l'issue restant totalement ouverte.
Christos Tzolis a été remplacé à la mi-temps, ayant été averti et étant en danger de recevoir un carton rouge. Arteta a fait entrer Eberechi Eze à sa place, et le changement a contribué à libérer des espaces. Arsenal a intensifié la pression, avec Saka en chef d'orchestre.
Saka tranche le débat
Le talisman d'Arsenal a cru obtenir un penalty en début de seconde période, mais la VAR a confirmé que la faute d'Ian Maatsen avait été commise en dehors de la surface. L'incident n'a guère eu d'importance — Saka a poussé au fond le centre rasant de Riccardo Calafiori à la 59e minute pour donner l'avantage aux Gunners.
Aston Villa, qui a lancé le gardien Zion Suzuki et l'attaquant Nicolas Jackson dans le grand bain d'entrée en tant que titulaires, a cherché l'égalisation dans le dernier quart d'heure. Arsenal a répondu en faisant appel à Bruno Guimaraes et Mikel Merino depuis le banc, avant d'offrir un court temps de jeu à l'ancien défenseur de Villa, Ezri Konsa. Les champions ont tenu bon.
Suzuki impressionne lors de ses grands débuts
Remplacer le champion du monde Emiliano Martinez dans les cages face aux champions, devant le Holte End, représentait un baptême du feu particulièrement redoutable pour Suzuki. Le gardien japonais s'en est bien tiré tout au long de la rencontre.
Il a raté une sortie sur un premier centre mais a conquis le public de Villa en repoussant un coup de tête sur sa montante, déclenchant des chants de 'the world's number one' — un clin d'œil affectueux au refrain populaire autrefois réservé à Martinez. La relance de Suzuki a également été remarquée, notamment une passe précise vers George Hemmings sur le côté gauche.
Il a concédé un rebond sur un tir puissant en seconde période, mais il a repoussé une tentative de Kai Havertz en face-à-face — sans savoir que le hors-jeu avait déjà été signalé. Même dans la défaite, Suzuki a offert aux supporters de Villa de réelles raisons d'espérer.
La profondeur de l'effectif d'Arsenal envoie un signal fort
Gary Neville, consultant pour Sky Sports, a particulièrement salué l'entrée de Guimaraes :
«Il a déjà démontré avec quelques passes qu'il va apporter quelque chose de très différent de ce qu'ils ont déjà. Il tranche avec ses passes ; il cherche toujours la passe la plus en profondeur. Arsenal a parfois tendance à trop recycler le ballon — lui, il ne fera pas ça.»Deux victoires en deux matches confirment qu'Arsenal restent l'équipe de référence — et ils se sont peut-être encore renforcés.


