Lamine Yamal a dissipé les inquiétudes liées à sa blessure en se déclarant apte et prêt pour la Coupe du Monde 2026, qui débute le 11 juin en Amérique du Nord.
L'ailier du Barcelona s'est blessé au ischio-jambier gauche le 22 avril lors d'un match de Liga contre Celta Vigo — ironie du sort, en transformant un penalty en première mi-temps. Après avoir marqué, Yamal a fait signe au banc avant de s'effondrer au sol alors que ses coéquipiers arrivaient pour fêter le but, en agrippant l'arrière de sa jambe gauche.
Le sélectionneur de Spain, Luis de la Fuente, a inclus le joueur de 18 ans dans sa liste malgré cette alerte, indiquant la semaine dernière que Yamal devrait être disponible pour le premier ou le deuxième match de Spain. La Roja entame sa compétition contre Cape Verde le 15 juin à Atlanta.
Déterminé à ne pas manquer le tournoi
Dans un entretien accordé à la RFEF, Yamal s'est exprimé avec franchise sur le moment où il a ressenti la blessure et sur ce qui lui a traversé l'esprit.
« Finalement, le moment est arrivé. Je pense que depuis la fin de l'Euro, on pensait tous à ce jour et on est tous vraiment excités. On arrive en tant qu'équipe que nous sommes, en tant que champions d'Europe, et on va tout donner. »
Yamal a également confié sa peur de voir le tournoi lui échapper.
« Je me souviens de la séquence quand je me suis blessé. Je priais intérieurement pour que ce ne soit rien, juste une crampe ou quelque chose de bénin, parce que je sentais que la Coupe du Monde était si proche. Je savais que c'était un ischio-jambier, une blessure que je n'avais jamais eue auparavant, et je savais que la récupération ne serait pas courte. J'avais peur que ce soit grave, et surtout, que même si ce n'était pas grave, je puisse rechuter et manquer la Coupe du Monde. »
Malgré la longue convalescence, Yamal affirme que la perspective du Mondial lui a permis de garder le moral.
« Ça aide aussi de savoir qu'on va jouer une Coupe du Monde. Ton esprit a l'impression de n'avoir joué aucun match de toute la saison, et j'ai vraiment hâte de faire mes débuts. »
Le jeune prodige a conclu en évoquant son incroyable trajectoire : il y a seulement quatre ans, il jouait encore dans un centre sportif local avec des amis qui sont aujourd'hui ses coéquipiers en sélection.
« Dans ma tête, j'ai l'impression de jouer au football depuis 10 ans, mais en réalité ça ne fait que trois ans. Et il y a quatre ans, je jouais avec eux au centre sportif du quartier. Alors, un gamin qui jouait avec vous il y a trois ans va maintenant jouer une Coupe du Monde. C'est forcément quelque chose de fou, vraiment fou. »


