La France entame une nouvelle ère sur le banc de touche en septembre : Zinedine Zidane est officiellement confirmé comme prochain sélectionneur des Bleus, marquant le premier changement à ce poste depuis 14 ans.
Zidane prend les rênes de la France après des années d'attente

La France entame une nouvelle ère sur le banc de touche en septembre : Zinedine Zidane est officiellement confirmé comme prochain sélectionneur des Bleus, marquant le premier changement à ce poste depuis 14 ans.
Si l'annonce est tombée mardi matin, la nomination était attendue depuis longtemps. Les discussions entre Zidane et les dirigeants du football français ont débuté dès février 2025, peu après que son ancien coéquipier Didier Deschamps eut annoncé qu'il quitterait son poste à l'issue de la FIFA World Cup 2026.
Lors d'une conférence de presse à Paris, Zidane a clairement indiqué qu'il avait décliné plusieurs offres au cours des dernières années pour attendre précisément ce poste. « J'ai eu plusieurs offres ces quatre ou cinq dernières années, mais je les ai toutes refusées », a-t-il déclaré. « L'équipe nationale, c'est la seule chose que je voulais. »
Un nouveau chapitre, dans la continuité
Malgré son enthousiasme manifeste, Zidane n'a livré que peu de détails tactiques, précisant qu'il devait d'abord rencontrer les joueurs avant d'exposer sa vision. Il a toutefois signalé sa volonté de « faire les choses différemment », tout en promettant une certaine continuité avec le travail de Deschamps, qu'il a chaleureusement salué.
« Je vais essayer de faire ce que je sais faire, mais ce ne sera pas non plus une rupture totale », a-t-il affirmé.
Interrogé sur son style de jeu préféré, Zidane a évoqué sa propre carrière de joueur — il évoluait en tant que numéro 10 — et affirmé que marquer des buts est ce qui le motive. Les Bleus ont inscrit 20 buts lors de la campagne en Amérique du Nord, offrant à Zidane une base solide sur laquelle s'appuyer. Deschamps laisse la sélection dans un état bien meilleur que celui qu'il avait trouvé à son arrivée, alors que les stigmates du Mondial 2010 étaient encore vifs.
Le prestige dans le vestiaire
La nomination de Zidane — ancien lauréat du Ballon d'Or et l'une des figures les plus illustres du football français — a suscité un enthousiasme quasi unanime. Des supporters brandissant des fumigènes et des banderoles l'ont accueilli à sa sortie du siège de la Fédération Française de Football mardi, tandis que Kylian Mbappe lui adressait un message sur Instagram : « Welcome home. »
L'ancien coéquipier en équipe de France et à Bordeaux, Bixente Lizarazu, a résumé l'ambiance sans détour. « C'est un grand jour pour le football français », a-t-il déclaré à France Info. « Il est plus que capable de diriger les Bleus, au vu de ce qu'il a accompli à Real Madrid avec de grands joueurs et de grands égos. »
Cette capacité à imposer le respect dans un vestiaire peuplé de stars est perçue comme l'une des qualités essentielles de Zidane. Avec Mbappe, Ousmane Dembele, Desire Doue et Michael Olise à sa disposition, il dispose d'un potentiel offensif suffisant pour faire de la France une équipe redoutable.
Interrogations et attentes
L'incertitude n'est pas totalement absente. Zidane, 54 ans, a passé cinq ans loin des terrains en tant qu'entraîneur, et Real Madrid demeure le seul club de haut niveau qu'il ait jamais dirigé. Il a reconnu le défi ouvertement : « C'est nouveau pour moi, mais je n'ai pas peur. C'est ce que je voulais. »
Son contrat de quatre ans débute le mois prochain, et son staff complet sera annoncé dans les semaines qui suivent. Les premières rencontres de la Ligue des Nations serviront de premier test : un déplacement en Turquie, puis des matches contre Belgium, avant une réception de Italy au Stade de France — une affiche de choix pour lancer son mandat devant son public.
Sur la question du brassard de capitaine de Mbappe, Zidane a préféré rester discret pour l'instant : « L'essentiel pour lui maintenant, c'est de se reposer. On aura l'occasion de parler en septembre. »

