L'équipe de Lionel Messi n'a quasiment rien proposé offensivement. L'Argentine n'a enregistré aucun tir cadré durant le temps réglementaire et n'en a pas produit davantage lors des prolongations — soit zéro effort cadré sur l'ensemble des 120 minutes.
Une indiscipline qui complique une soirée difficile
La soirée de l'Argentine a été encore ternie par plusieurs incidents disciplinaires. Enzo Fernandez a écopé de deux cartons jaunes — le premier pour contestation, le second pour un tacle maladroit sur Pau Cubarsi — et a donc été expulsé.
Au coup de sifflet final, Leandro Paredes — qui avait sans doute eu de la chance de rester sur le terrain — a été renvoyé aux vestiaires pour une réaction furieuse envers l'arbitre. Nahuel Molina a également affronté des joueurs espagnols dans des scènes peu reluisantes.
La presse argentine choisit la fierté plutôt que la critique
Malgré la nature de la défaite, les unes argentines du lundi ont opté pour l'unité plutôt que la condamnation. Clarin a publié une image de Messi en larmes avec le titre : « Ils ont tout donné, ils n'ont rien à se reprocher. » La Nacion a suivi la même ligne : « L'Argentine a tout donné — et elle est une source de fierté nationale. » Ole, de son côté, a titré : « Qu'ils soient éternels », accompagné d'une autre photo de Messi les yeux humides.
L'Espagne savoure son deuxième sacre mondial
La presse espagnole, elle, débordait de joie à l'heure de célébrer le deuxième titre mondial de l'Espagne. AS a titré « Le monde est à nous », en soulignant que la victoire relevait d'une « justice absolue ».
El Periodico a affiché : « Le monde se rend à l'Espagne », tandis que ABC qualifiait l'Espagne d'« invincible » en évoquant une série de 38 matchs sans défaite en football international. El Mundo estimait que l'Espagne est « au sommet du monde », et plusieurs titres l'ont sacrée « double championne » et « superstar ».



