Jude Bellingham a livré l'une de ses meilleures prestations sous le maillot de l'Angleterre, inscrivant deux buts pour envoyer les Three Lions en demi-finale de la Coupe du Monde après leur victoire sur la Norvège en quart de finale à Miami. Ils affronteront mercredi un adversaire encore à confirmer à Atlanta.
Bellingham propulse l'Angleterre en demi-finale de la Coupe du Monde avec un doublé contre la Norvège

Jude Bellingham a livré l'une de ses meilleures prestations sous le maillot de l'Angleterre, inscrivant deux buts pour envoyer les Three Lions en demi-finale de la Coupe du Monde après leur victoire sur la Norvège en quart de finale à Miami. Ils affronteront mercredi un adversaire encore à confirmer à Atlanta.
À 23 ans, le natif de Stourbridge a d'abord inscrit un but crucial juste avant la mi-temps, puis s'est montré décisif en prolongation pour donner à l'Angleterre un avantage définitif.
Les choix audacieux de Tuchel font la différence
Thomas Tuchel a une nouvelle fois démontré sa maîtrise tactique par des décisions clés depuis son banc. Son enthousiasme à faire entrer des joueurs offensifs lorsque la situation l'exigeait a reflété le courage qui caractérise son approche à la tête de l'Angleterre.
Quand la menace aérienne norvégienne s'est intensifiée en prolongation, Tuchel a répondu avec pragmatisme en faisant entrer Dan Burn pour renforcer la défense et préserver l'avantage établi par Bellingham.
Il a également remanié sa structure en retirant Ezri Konsa pour introduire Morgan Rogers, redessinant un front à six composé de Elliot Anderson, Bukayo Saka, Eberechi Eze, Rogers, Bellingham et Harry Kane dans l'axe.
La Norvège a fait souffrir l'Angleterre
Pendant une bonne partie de la première mi-temps, la Norvège a maîtrisé le jeu. Martin Odegaard a orchestré le milieu de terrain, Sander Berge a assuré un écran discipliné devant une arrière-garde solide, et Erling Haaland — même sans pouvoir s'échapper de John Stones et Marc Guehi — a constamment mis les défenseurs anglais sous pression.
L'ouverture du score est venue à la 36e minute par Andreas Schjelderup, le jeune ailier de Benfica, dont le centre en apparence mal dosé a surpris Jordan Pickford par-dessus et est entré dans le filet. Un moment douloureux pour une Angleterre stérile sous une chaleur accablante.
Alexander Sorloth a ensuite raté une occasion en or de faire le break, en hésitant suffisamment longtemps pour permettre à Nico O'Reilly de contrer — une erreur qui s'est révélée déterminante.
Le moment de génie de Bellingham
Deux minutes après le début du temps additionnel de la première mi-temps, Bellingham a tout changé. Recevant le ballon d'Anthony Gordon, il a passé Torbjorn Heggem avant de glisser un tir bas et précis du pied gauche hors de portée d'Orjan Nyland. Le soulagement a envahi le camp anglais — avant la polémique. L'entraîneur norvégien Stale Solbakken a protesté, affirmant que le ballon avait touché le câble de la caméra araignée avant que l'Angleterre ne récupère la possession. La FIFA a examiné la situation et a conclu qu'il n'y avait pas eu contact.
En seconde mi-temps, Tuchel a fait entrer Saka et Eze, puis Reece James à la place de Gordon, permettant à Bellingham de monter dans le jeu. Djed Spence est également entré pour contenir Oscar Bobb sur le côté droit norvégien.
En prolongation, Rogers a déclenché une frappe de loin qu'Orjan Nyland a maladroitement repoussée, et Bellingham a réagi le plus vite pour pousser le ballon au fond. L'Angleterre menait pour la première fois, et cette fois, elle a tenu. Un penalty litigieux impliquant Spence et Bobb a été examiné par l'arbitre Clement Turpin, qui a jugé à raison que Spence s'était pris les pieds dans ses propres jambes. Burn a contribué à tenir le résultat, et c'est maintenant Atlanta qui attend.
La place de Bellingham dans l'histoire de l'Angleterre
Le débat continuera sur la place de Bellingham au panthéon des grands joueurs internationaux anglais. Les comparaisons avec Paul Gascoigne — dont le génie avait porté l'Angleterre en demi-finale de Coupe du Monde en son temps — sont inévitables, même si l'argument selon lequel Bellingham est plus décisif dans les moments cruciaux est sérieux. Kane reste le meilleur buteur, mais c'est Bellingham qui est devenu le cœur de cette équipe, son sauveur, et l'un de ses plus grands héros.
L'Angleterre est à deux victoires de mettre fin à six décennies de déception en Coupe du Monde. La croyance, enfin, est là.


