Le manager de Manchester United, Michael Carrick, est ressorti du derby de Manchester manifestement blessé — et avec toutes les raisons d'être furieux. Une décision erronée du VAR a permis au but victorieux d'Erling Haaland d'être validé, et Pro Ref a par la suite présenté ses excuses en reconnaissant que les arbitres avaient commis une erreur. Pourtant, la défaillance arbitrale, aussi exaspérante soit-elle, ne peut pas porter seule le poids de la défaite des Red Devils.
Carrick souffre après le derby mais l'erreur du VAR n'est que la moitié du problème

Le manager de Manchester United, Michael Carrick, est ressorti du derby de Manchester manifestement blessé — et avec toutes les raisons d'être furieux. Une décision erronée du VAR a permis au but victorieux d'Erling Haaland d'être validé, et Pro Ref a par la suite présenté ses excuses en reconnaissant que les arbitres avaient commis une erreur. Pourtant, la défaillance arbitrale, aussi exaspérante soit-elle, ne peut pas porter seule le poids de la défaite des Red Devils.
Le but qui n'aurait jamais dû être accordé
Le VAR n'a pas tenu compte de l'interférence d'Enzo Fernandez sur Lisandro Martinez et Senne Lammens, une omission manifeste qui a laissé Carrick en colère dans ses interviews d'après-match. "Si c'est l'interprétation de ne pas intervenir dans le jeu maintenant, c'est vraiment inquiétant pour moi," a déclaré Carrick à la BBC. "C'est une explication stupéfiante." Les excuses de Pro Ref ont confirmé ce que United savait déjà — ils avaient été lésés.
Carrick a toujours voulu ce poste depuis qu'il a joué son 464e et dernier match pour Manchester United en 2018, à l'âge de 36 ans, avant de se lancer dans l'entraînement. Son ancien manager Jose Mourinho, qui avait rapidement perçu cette ambition, lui avait remis un sifflet et un rôle dans les séances d'entraînement. Aujourd'hui qu'il occupe le poste suprême, la responsabilité représente tout pour lui — ce qui a rendu la défaite dans le derby d'autant plus douloureuse.
Les questions tactiques que Carrick doit affronter
La controverse autour du VAR ne peut cependant pas masquer les décisions que Carrick lui-même a mal prises ce jour-là. Phil Foden a été expulsé à la 23e minute, offrant à United une supériorité numérique qu'ils n'ont jamais pleinement exploitée. Carrick a attendu 45 minutes entières après cette expulsion avant de faire entrer Benjamin Sesko pour dynamiser l'attaque, préférant jusque-là le faux neuf Matheus Cunha.
Quand Sesko est finalement entré en jeu, il a remplacé Youri Tielemans plutôt que Cunha, encombrant l'espace du numéro 10 autour de Cunha et de Bruno Fernandes. Une solution plus simple s'offrait pourtant : faire sortir Cunha et conserver Tielemans, préservant l'équilibre de l'équipe tout en ajoutant un attaquant de pointe. Il aurait également pu faire passer Marcus Rashford dans l'axe et décaler Cunha à gauche, posant à City un défi entièrement différent.
Enzo Maresca, en revanche, a lu le match avec acuité. Son introduction à la mi-temps d'Iliman Ndiaye à la place de Rayan Cherki, combinée à Antoine Semenyo qui restait haut, a étiré la défense de United et changé la physionomie de la rencontre. Carrick s'est fait déjouer.
Le contexte et la patience restent essentiels
Rien de tout cela ne signifie que Carrick mérite d'être condamné. Il a hérité d'un effectif qui se compare défavorablement à ceux dont disposent ses rivaux, et l'incapacité du club à lui fournir des latéraux dignes de ce nom — Diogo Dalot et Patrick Dorgu ont tous deux montré leurs limites — constitue un véritable handicap. La fragilité défensive du club a autant contribué à la défaite que n'importe quelle erreur tactique.
Ailleurs en Premier League, les nouveaux managers tâtonnent également. Xabi Alonso a des problèmes défensifs à régler à Chelsea ; Andoni Iraola impose encore ses méthodes à Liverpool ; et le Tottenham Hotspur de Roberto De Zerbi pointe à la 17e place malgré des dépenses de £344 millions. L'Aston Villa d'Unai Emery, avec un seul point en quatre matchs, est 19e. La patience est une vertu mise à rude épreuve dans tout le championnat.
Carrick a ramené United en UEFA Champions League, un exploit qui lui a valu le poste à titre permanent. C'est un entraîneur sérieux qui porte un attachement sincère et profond à ce club. Seul Kobbie Mainoo a véritablement été à la hauteur lors du derby. Carrick, lui, ne l'a pas été — mais la saison est jeune, et les verdicts précipités ne servent personne. Il mérite du temps pour apprendre, s'adapter et prouver sa valeur.


