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La décision éclair de Djorkaeff qui a aidé la France à conquérir le monde
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La décision éclair de Djorkaeff qui a aidé la France à conquérir le monde

il y a 2 heures·2 min

La victoire 3-1 de la France sur le Brésil en finale de la Coupe du Monde 1998, à domicile, reste le chapitre fondateur de l'histoire footballistique des Bleus — et Youri Djorkaeff estime qu'une décision instinctive prise ce soir-là en a été l'un des éléments clés.

Un vestiaire soudé, forgé par les erreurs du passé

Djorkaeff, qui a brillé sous les couleurs de Monaco, d'Inter et de Bolton au cours de sa carrière en club, affirme que le triomphe français ne s'est pas construit en un jour. Le groupe avait essuyé de vives critiques à l'égard de la fédération, du sélectionneur Aime Jacquet et de plusieurs joueurs, et avait choisi de se replier sur lui-même pour y répondre.

« Nous nous sommes dit que nous allions construire quelque chose qui nous appartenait — si nous échouions, ce serait notre responsabilité ; si nous gagnions, ce serait notre succès », a confié Djorkaeff à FourFourTwo. « Nous voulions faire quelque chose d'historique. »

Le groupe a cessé de lire les journaux et a coupé tout contact avec les médias, concentrant toute son énergie sur le football. La douloureuse élimination aux tirs au but face à la République tchèque à l'Euro 1996 avait laissé des traces, mais le groupe s'en était servi comme d'un moteur. « Nous n'étions pas prêts à gagner à ce moment-là, mais nous nous sommes bien préparés pour la Coupe du Monde », a-t-il précisé.

Un moment charnière dans cette préparation est survenu à Noël 1997, lorsque la fédération a organisé un séjour en équipe dans les Alpes. Djorkaeff avait d'abord refusé, expliquant à Jacquet qu'il souhaitait profiter de son rare temps libre en famille. Le sélectionneur avait insisté — et au bout d'une heure, Djorkaeff avait compris pourquoi. « Ce séjour a été le point de départ de notre succès en 1998 », a-t-il dit.

Le corner qui a changé l'histoire

Le moment le plus décisif de la finale est survenu dans le temps additionnel de la première mi-temps. La France, déjà menante 1-0, a obtenu un corner — et Djorkaeff a pris une décision qui allait s'avérer capitale.

« Je ne tirais jamais les corners en équipe de France », a-t-il expliqué. « Sur la gauche, c'était Emmanuel Petit, sur la droite, c'était Zinedine Zidane. Après que Zinedine ait marqué le premier but de la tête, il y avait un deuxième corner qui devait également être le sien. »

Djorkaeff est intervenu. Il a dit à Zidane de rester dans la surface et a tiré le corner lui-même. Zidane a repris le centre de la tête avec puissance pour inscrire le 2-0, son deuxième but de la soirée — une avance que la France n'a jamais abandonnée, remportant finalement le match 3-1 et décrochant son tout premier titre mondial.

« J'ai pris mes responsabilités, j'avais la confiance de mes coéquipiers et du coach. C'est une décision qui s'est avérée juste — parfois dans la vie, il faut agir sans trop réfléchir », a déclaré Djorkaeff. « Le défilé sur les Champs-Élysées après ça, c'était de la folie. »

Son père Jean, lui-même international français avec 48 sélections, a été une présence constante tout au long de la carrière de Djorkaeff, mais ne lui a prodiguéaucun conseil particulier avant la finale. « Il ne m'a donné aucun conseil parce qu'il savait que nous étions prêts pour ce défi », a dit Djorkaeff.

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