Thomas Tuchel a reconnu que les spéculations sur les transferts concernant plusieurs de ses joueurs pourraient s'avérer perturbantes pendant la FIFA World Cup 2026 — mais il insiste sur le fait que la situation est tout simplement inévitable.
Le calendrier de l'Angleterre au Mondial crée des maux de tête pour les transferts

Thomas Tuchel a reconnu que les spéculations sur les transferts concernant plusieurs de ses joueurs pourraient s'avérer perturbantes pendant la FIFA World Cup 2026 — mais il insiste sur le fait que la situation est tout simplement inévitable.
Le sélectionneur de l'Angleterre a écarté l'idée d'imposer une interdiction totale des transferts, admettant que les joueurs mèneraient de toute façon leurs négociations en privé via leurs téléphones. Il a plutôt opté pour ce qu'il appelle une approche de « bon sens », offrant une certaine flexibilité à ceux dont l'avenir reste incertain — parmi eux Elliot Anderson, Marcus Rashford, John Stones et Morgan Rogers.
Le problème du créneau très serré
Malgré cette flexibilité, le calendrier exigeant du tournoi ne laisse presque aucune occasion pratique à un joueur de finaliser un transfert pendant que la Coupe du monde est en cours. Tuchel a clairement indiqué qu'il n'autoriserait pas les joueurs à quitter le groupe pour des examens médicaux ou des négociations contractuelles dans les deux jours précédant chaque match — ce qu'il appelle le « Jour de match moins deux » — ni le jour du match lui-même.
Le lendemain d'un match est tout aussi problématique. Aucun joueur ayant disputé un nombre important de minutes dans la chaleur nord-américaine ne pourrait raisonnablement subir un examen physique rigoureux le lendemain matin. Pour un transfert à haute valeur — par exemple, un accord dépassant 100 millions de livres sterling pour Anderson, potentiellement supérieur au record britannique de 105 millions de livres qu'Arsenal a payé pour Declan Rice — le club acheteur exigerait des examens médicaux exhaustifs, des radios et des bilans de forme avant d'engager un tel investissement.
Analyse du calendrier
L'Angleterre doit s'envoler pour sa base de la Coupe du monde à Kansas City le 13 juin, laissant seulement trois jours avant leur premier match du Groupe L contre la Croatia le 17 juin. Cette fenêtre est trop étroite pour qu'un accord soit conclu dans le cadre de la politique de Tuchel.
Après le match contre la Croatia, une fenêtre de deux jours les 19 et 20 juin constitue la seule opportunité réaliste de la phase de groupes — à condition que le joueur concerné n'ait pas disputé un nombre significatif de minutes. La restriction de Tuchel reprend ensuite avant le match contre le Ghana le 23 juin, et il n'y a aucune fenêtre utilisable entre les matchs contre le Ghana et le Panama.
La situation ne s'améliore pas en phase à élimination directe. En supposant que l'Angleterre se qualifie, il n'y a que trois jours entre le dernier match de groupe et un probable huitième de finale le 1er juillet, quatre jours avant les huitièmes de finale, quatre autres avant les quarts de finale, trois avant une éventuelle demi-finale, et trois encore avant une possible finale de la Coupe du monde à New York.
Une voie étroite mais pas impossible
Au total, les seules fenêtres de transfert réalistes disponibles pour les joueurs anglais pendant le tournoi se résument aux 19 et 20 juin, ou au 12 juin — dernier jour du stage de préparation en Floride avant le départ du groupe pour Kansas City.
Il convient de noter que l'approche de Tuchel est plus accommodante que celle de son prédécesseur, Gareth Southgate, qui avait appliqué une interdiction stricte des transferts pendant les grands tournois. Pourtant, même avec cette flexibilité accrue, tout club espérant conclure un accord pour un joueur anglais devra presque certainement attendre la fin du tournoi.


