Home/News/Coupe du Monde 2026
La FIFA affirme que « personne ne vend le football » alors que la menace de boycott de l'UEFA s'intensifie
Coupe du Monde 2026

La FIFA affirme que « personne ne vend le football » alors que la menace de boycott de l'UEFA s'intensifie

il y a 2 heures·3 min

La FIFA a repoussé une vague de critiques concernant sa proposition de céder une participation dans une nouvelle entité commerciale liée à la Coupe du Monde, déclarant que « personne ne vend le football » — sans pour autant renoncer au projet.

L'instance dirigeante mondiale a confirmé vendredi qu'elle poursuivrait le processus de consultation auprès de ses associations membres (AM), malgré l'opposition virulente de l'UEFA et de la CONCACAF.

Le projet au cœur de la tempête

Des articles parus dans The Times et le Financial Times mardi ont révélé pour la première fois l'intention de la FIFA de créer FIFA Forward Enterprise (FFE), un véhicule commercial dans lequel des investisseurs privés pourraient acquérir une participation minoritaire. Un groupe d'investisseurs dirigé par Thrive Eternal — fondé par Joshua Kushner, frère de Jared Kushner, gendre du président des États-Unis Donald Trump — serait prêt à sécuriser cette position.

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a publiquement soutenu la proposition. Ses partisans affirment que la FFE offrirait à chaque association membre une part concrète de la valeur commerciale du football dans son propre pays.

Dans son communiqué de vendredi, la FIFA a déclaré : « La FFE a été proposée uniquement pour garantir que toutes les associations membres de la FIFA aient la possibilité de s'approprier de manière significative l'opportunité commerciale du football dans leurs pays respectifs, sans que cela ne se fasse au détriment de l'esprit ou de la gouvernance de la FIFA ou du football lui-même. »

La menace de boycott de l'UEFA

La réaction de l'UEFA a été rapide et sans ambiguïté. Dans les 48 heures suivant les premiers rapports médiatiques, les 55 associations membres de l'UEFA ont déclaré qu'elles refuseraient de participer à tout tournoi de la FIFA tant que la proposition FFE resterait sur la table.

L'instance dirigeante du football européen a qualifié son opposition d'« unanime et sans équivoque », déclarant : « Aucune équipe nationale de l'UEFA ne participera à aucune compétition de la FIFA tant que ces propositions resteront d'actualité, à moins que cette proposition ne soit abandonnée dans son intégralité et que des garanties contraignantes soient données que la FIFA n'ouvrira plus jamais sa gouvernance ou ses compétitions à la propriété privée. »

La CONCACAF, qui représente 41 nations d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes, a également annoncé séparément qu'elle « rejetait la proposition ».

La suite des événements

La FIFA a reconnu la perturbation, l'attribuant en partie à ce qu'elle a qualifié de « rapports médiatiques incorrects », et a réaffirmé son engagement en faveur d'une « consultation ouverte et démocratique » dans laquelle chaque association membre aurait voix au chapitre.

L'instance dirigeante a insisté sur le fait que « chaque AM devrait être autorisée à examiner la proposition et à avoir son mot à dire dans la définition de son propre avenir ».

Les enjeux sont cependant immenses. Tout retour financier promis aux associations nationales dans le cadre de la FFE serait sérieusement compromis si la Coupe du Monde masculine et féminine se déroulait sans la participation européenne. Les ligues européennes et mondiales ont également exprimé leur opposition, craignant que l'investissement privé ne pousse la FIFA à organiser des tournois plus importants et plus fréquents — comprimant davantage les calendriers des compétitions domestiques.

Avec la menace de l'UEFA pesant de tout son poids et la CONCACAF alignée contre le projet, Infantino fait face à un défi majeur pour son autorité, même s'il conserve le soutien majoritaire au sein de l'ensemble des membres de la FIFA.

Commentaires
Soyez le premier à commenter.
Related StoriesSee All