La FIFA World Cup™ a atteint un jalon historique. La 36e rencontre de l'édition 2026, disputée à Monterrey, est la 1 000e de l'histoire de la compétition — une étape franchie après 23 éditions et près d'un siècle sur la plus grande scène du football. Pour marquer l'événement, des légendes de la FIFA ont partagé les souvenirs qui ont forgé leur amour du jeu.
Desailly : papiers, Maradona et des images pour la vie
Marcel Desailly a été captivé par l'Argentine 1978 alors qu'il était enfant — les confettis, Mario Kempes et l'atmosphère d'un spectacle sans pareil. « C'était mon premier aperçu d'une Coupe du Monde », a-t-il confié. Puis vint 1986, au Mexique, avec Diego Armando Maradona porté en triomphe, le trophée entre les mains, au mythique Estadio Azteca. Desailly avait 18 ans à l'époque, et cette image ne l'a jamais quitté.
Bebeto : de la mémoire de 1970 à la célébration de 1994
Pour Bebeto, le souvenir de supporter le plus marquant remonte à la Coupe du Monde 1970, portée par une équipe du Brazil légendaire réunissant Pelé, Carlos Alberto Torres, Roberto Rivellino, Gérson, Jairzinho et Clodoaldo. Ce spectacle a nourri son rêve de porter un jour le maillot du Brazil et de devenir champion du monde.
En tant que joueur, son moment le plus précieux reste le but inscrit contre les Netherlands en 1994, célébré en berçant un bébé imaginaire en hommage à son fils Mattheus, qui venait de naître. Romário et Mazinho ont rejoint la célébration spontanée, offrant à l'histoire du football l'une de ses images les plus tendres.
Materazzi : Rossi en 1982, puis un titre en 2006
Marco Materazzi garde en mémoire le premier but de Paolo Rossi contre l'Allemagne de l'Ouest en finale de 1982 comme son souvenir favori de supporter. Mais en tant que joueur, c'est le visage de ses enfants lorsqu'il a soulevé le trophée le 9 juillet 2006 qui reste gravé dans son cœur — une émotion qu'il dit ressentir encore, vingt ans plus tard.
Stoichkov : la Bulgaria de 1994, une équipe éternelle
Hristo Stoichkov évoque avec émotion le parcours de la Bulgaria lors de la Coupe du Monde 1994 — les victoires arrachées contre des équipes de haut niveau, et la montée des marches à Los Angeles pour recevoir les médailles. Il rend hommage à Borislav Mihaylov et Trifon Ivanov, deux piliers de cette équipe aujourd'hui disparus, ainsi qu'à leur entraîneur Dimitar Penev. « Les gens parlent encore de l'équipe de Bulgaria de 1994 », confie-t-il.
Cafu : capitaine du monde en 2002
Cafu se souvient d'Italie '90 comme du premier tournoi qu'il a vécu en tant que supporter ayant une véritable compréhension du jeu. Mais son sommet reste 2002 : soulever le trophée en tant que capitaine du Brazil lors de la cinquième victoire en Coupe du Monde de son pays reste, à ses yeux, une expérience inoubliable.
Haggui : l'Afrique au cœur de l'histoire
Karim Haggui cite deux moments emblématiques. D'abord, la victoire historique du Cameroon sur l'Argentina lors du match d'ouverture de la Coupe du Monde 1990, grâce au but de François Omam-Biyik. Ensuite, le deuxième but de Zinedine Zidane en finale de 1998 contre Brazil — un moment magique qui, selon lui, résume parfaitement ce que cette compétition a de si particulier.



