L'entraîneur de la Belgique, Rudi Garcia, a vivement critiqué la décision de la FIFA de lever la suspension de Folarin Balogun, qualifiant le verdict de «poisson d'avril» à la veille de la confrontation entre les deux nations en huitième de finale de la Coupe du Monde.
Garcia qualifie la décision de la FIFA sur Balogun de «poisson d'avril» avant le choc face à la Belgique

L'entraîneur de la Belgique, Rudi Garcia, a vivement critiqué la décision de la FIFA de lever la suspension de Folarin Balogun, qualifiant le verdict de «poisson d'avril» à la veille de la confrontation entre les deux nations en huitième de finale de la Coupe du Monde.
Balogun était sous le coup d'une suspension d'un match après son carton rouge lors de la victoire des États-Unis au tour précédent face à la Bosnie-Herzégovine, où l'attaquant de Monaco avait été expulsé pour une faute sur Tarik Muharemovic. La FIFA a toutefois invoqué l'article 27 de son Code Disciplinaire pour reporter la suspension sur une période probatoire de 12 mois, permettant ainsi à Balogun de participer au choc de Seattle contre la Belgique et à toute autre rencontre que les États-Unis pourraient disputer dans ce tournoi.
Garcia contre-attaque
Le sélectionneur des Diables Rouges n'a pas mâché ses mots. «Je croyais que la Coupe du Monde se jouait en juillet, pas en avril. C'est maintenant un poisson d'avril,» a déclaré Garcia. Il a également présenté la question comme allant au-delà des intérêts nationaux : «Nous ne défendons pas l'équipe nationale ou la fédération. Nous défendons le football.»
Les propos de Garcia ont fait suite à la condamnation publique de la décision par la Fédération Royale Belge de Football dimanche. Le revirement aurait été précédé de pressions exercées par le président américain Donald Trump, une allégation qui n'a fait qu'intensifier les réactions indignées du monde du football.
Neville prend la parole
L'ancien défenseur de Manchester United et de l'Angleterre, Gary Neville, s'est montré tout aussi direct dans sa condamnation, déclarant à ITV : «Ça pue vraiment, soyons très clairs.»
Neville a reconnu ne pas avoir personnellement estimé que le carton rouge initial contre Balogun était mérité, mais il a insisté sur le fait que c'est la manière dont la décision a été annulée qui posait réellement problème. «S'il n'existe aucune procédure pour l'annuler et que la FIFA, de nulle part, a simplement décidé de laisser un joueur jouer — alors que les règles sont identiques pour tout le monde — je serais absolument furieux si j'étais la Belgique,» a-t-il dit.
«Sommes-nous surpris ? Non, pas avec eux,» a ajouté Neville.
Le vainqueur du match Belgique–États-Unis accédera à un quart de finale contre le Portugal ou l'Espagne. La suspension ne pourra être réactivée que si Balogun commet une infraction similaire avant l'expiration de sa période probatoire de 12 mois.


