Olivier Giroud, désormais consultant pour BBC Sport à la Coupe du Monde de la FIFA, s'est exprimé chaleureusement au sujet de son ancien coéquipier en club Christian Pulisic — et il est convaincu que le capitaine des États-Unis est prêt à s'imposer comme une force décisive dans ce tournoi.
Giroud : Pulisic a tout pour élever les États-Unis au Mondial

Olivier Giroud, désormais consultant pour BBC Sport à la Coupe du Monde de la FIFA, s'est exprimé chaleureusement au sujet de son ancien coéquipier en club Christian Pulisic — et il est convaincu que le capitaine des États-Unis est prêt à s'imposer comme une force décisive dans ce tournoi.
Un coéquipier qui a toujours répondu présent pour son pays
Giroud a partagé le vestiaire avec Pulisic à Chelsea comme à l'AC Milan, et affirme que la performance de l'Américain face au Paraguay ne l'a pas surpris. « Je pense qu'il a ce qu'il faut pour emmener l'équipe américaine au niveau supérieur dans les prochaines semaines », a déclaré Giroud à BBC Sport, ajoutant qu'il espère que la blessure au mollet qui a contraint Pulisic à quitter le terrain à la mi-temps reste sans gravité.
Quand Pulisic est arrivé à Chelsea en provenance du Borussia Dortmund en 2019, il était déjà une figure de proue de la sélection américaine. Le surnom qui lui est resté à l'AC Milan — 'Captain America' — reflétait une réalité : il était la star de l'équipe, brassard ou non, et la pression liée à ce statut ne l'a jamais quitté.
Sa dernière saison en club à l'AC Milan a été en demi-teinte. Il a démarré fort avant que l'équipe ne s'effondre, manque la qualification pour l'UEFA Champions League, et Pulisic traverse une disette de plusieurs mois. Pourtant, selon Giroud, ce contexte change rarement ce qu'on lui demande en sélection — l'exigence de performer pour les États-Unis demeure, tout comme les critiques lorsqu'il n'est pas au rendez-vous.
Une force mentale forgée dans l'adversité
Giroud est formel : ces épreuves ont construit Pulisic plutôt qu'elles ne l'ont affaibli. Les périodes difficiles — blessures, méforme en club, poids des attentes nationales — ont façonné un joueur plus solide mentalement. À 27 ans, Giroud estime que Pulisic atteint enfin la maturité que son talent a toujours réclamée.
Certains ont critiqué la décision de Pulisic de faire l'impasse sur la Gold Cup 2024, après avoir signifié à son entraîneur Mauricio Pochettino qu'il avait besoin de repos. Giroud avait soutenu ce choix à l'époque, estimant que Pulisic connaissait son corps mieux que quiconque. Cette absence n'a toutefois fait qu'intensifier les projecteurs sur lui aujourd'hui. « Je pense qu'il en est conscient, et qu'il est prêt à assumer cette responsabilité, mentalement et physiquement », a déclaré Giroud.
'Il me rappelait Eden Hazard'
En dehors du terrain, Giroud décrit Pulisic comme quelqu'un qui paraît réservé au premier abord, mais qui s'ouvre totalement une fois la confiance établie — une présence attentionnée dotée d'un sens de l'humour affûté. Sur le terrain, leur association a fonctionné d'emblée à Chelsea.
Giroud évoluait comme un avant-centre de référence et avait besoin de mouvement dans les espaces autour de lui — et Pulisic lui apportait exactement cela. « Christian me rappelait Eden Hazard, dans sa façon de prendre ses adversaires de vitesse et de se faufiler facilement devant eux », a confié Giroud. La différence essentielle, selon lui, résidait dans le tempérament : Hazard jouait avec une liberté naturelle et sans se remettre en question, tandis que Pulisic se mettait parfois trop de pression et jouait en deçà de ses moyens.
Tout cela a changé à son arrivée en Serie A. La combinaison de l'âge, de l'expérience et d'un environnement nouveau — dans lequel il se sentait valorisé — lui a permis de s'exprimer pleinement. Quand l'AC Milan s'alignait avec Rafael Leao, Pulisic et Giroud en attaque, les trois se complétaient naturellement. Giroud est convaincu que les États-Unis auront besoin de cette même cohésion autour de leur homme fort.
Un but marqué face au Senegal fin mai a permis à Pulisic de sortir de sa disette et d'aborder la Coupe du Monde avec confiance. Personne n'attend des États-Unis qu'ils soulèvent le trophée, mais Giroud est catégorique : s'ils veulent atteindre le stade des matchs à élimination directe, Pulisic en sera la clé. « J'ai toujours pensé que les États-Unis avaient de la chance de l'avoir, parce qu'il a à la fois le talent et l'intelligence. Le talent seul ne suffit pas. »


