Oliver Glasner débarque à Nottingham Forest avec un message clair et une mission encore plus précise : rétablir l'ordre, puis viser les sommets. Après avoir conduit Crystal Palace à trois trophées en deux ans — dont un titre en Europa League — le technicien autrichien hérite peut-être du chantier de reconstruction le plus complexe de sa carrière.
Glasner dévoile son plan pour la stabilité et le succès à Nottingham Forest

Oliver Glasner débarque à Nottingham Forest avec un message clair et une mission encore plus précise : rétablir l'ordre, puis viser les sommets. Après avoir conduit Crystal Palace à trois trophées en deux ans — dont un titre en Europa League — le technicien autrichien hérite peut-être du chantier de reconstruction le plus complexe de sa carrière.
Forest a vécu une saison 2025-26 chaotique, avec quatre entraîneurs en 12 mois et une 16e place en Premier League. Seuls Liverpool et Wolverhampton Wanderers ont enregistré une chute de points plus importante par rapport à la saison précédente. Ces deux clubs débutent eux aussi cette campagne sous de nouvelles directions — Wolves dans une autre division.
Poser les bases dès le départ
Glasner n'a pas tardé à identifier ce qui doit changer. Depuis le centre d'entraînement de Forest à West Bridgford, il a livré à Sky Sports une analyse lucide de la mentalité du groupe. « Il y a un grand talent ici, » a-t-il déclaré. « Mais parfois l'atmosphère est peut-être un peu trop détendue. Nous devons vraiment trouver l'équilibre entre le travail acharné sur le terrain, donner le meilleur de soi-même, et s'unir pour atteindre notre meilleur niveau. Nous voulons la meilleure version de chaque joueur. »
Le technicien de 51 ans n'est pas réputé pour imposer des règles strictes en dehors du terrain — méticuleux et avouant lui-même être un bourreau de travail, certes, mais pas du genre à régenter la vie du groupe. À Forest, toutefois, il reconnaît que des règles plus fermes s'imposent après une telle période de turbulences.
Un système fondé sur le détail
L'identité tactique de Glasner est bien établie : des équipes disciplinées, combatives et structurées, capables de dépasser les attentes grâce à un mélange de jeu ouvert et d'efficacité sur coups de pied arrêtés. La possession n'est pas un prérequis pour être dangereux sous sa houlette.
L'effectif s'est déjà adapté à son système de prédilection, et le défenseur Nikola Milenkovic a donné un aperçu du nouveau fonctionnement. « Il est un peu perfectionniste, » a confié Milenkovic. « Il passe en revue les petits détails. Parfois, c'est ce qui fait vraiment la différence dans un match. »
Le défenseur central Ousmane Diomande est arrivé comme recrue phare du mercato estival, même si Glasner — lui-même ancien défenseur — réclame « une ou deux » recrues supplémentaires avant la fermeture du marché des transferts.
Une ambition tempérée par le réalisme
Le propriétaire de Forest, Evangelos Marinakis, n'est pas homme à se contenter d'objectifs modestes, et le succès obtenu par Glasner à Crystal Palace a été l'une des raisons principales de sa nomination. Pourtant, Glasner prend soin de formuler son premier objectif avec mesure.
« La priorité numéro un est d'apporter de la stabilité au club, » a-t-il dit. « Personne ne voulait autant de changements la saison dernière, mais c'est arrivé. Tout le monde a besoin de stabilité. Ensuite, on pourra parler de s'installer dans la première moitié du classement, mais il faut rester humble et avancer étape par étape. »
Il a ajouté : « Si vous faites toujours la même chose, vous obtiendrez toujours le même résultat. » Ses joueurs semblent avoir intégré ce message, Morgan Gibbs-White et d'autres cadres restant au City Ground malgré l'intérêt rapporté de clubs rivaux.
Forest entame sa saison de Premier League contre Leeds samedi, Glasner étant déterminé à faire d'une demi-finale européenne un tremplin — et non un sommet indépassable.

