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L'Iran remporte quatre appels de visa mais 11 membres restent interdits aux États-Unis
Coupe du Monde 2026

L'Iran remporte quatre appels de visa mais 11 membres restent interdits aux États-Unis

il y a 5 jours·3 min

Quatre membres de la délégation iranienne pour la Coupe du Monde ont remporté leurs appels après s'être vu initialement refuser un visa d'entrée aux États-Unis, mais 11 autres restent interdits de voyage dans le pays.

L'Iran avait accusé Washington la semaine dernière d'avoir rejeté les demandes de visa de membres « essentiels » du staff technique de son équipe nationale — une accusation survenue après que des officiels américains ont confirmé que les joueurs eux-mêmes avaient été autorisés à se rendre au tournoi.

Un succès partiel après de nouvelles demandes

Sur les 15 membres de la délégation iranienne initialement refusés, 10 ont déposé de nouvelles demandes après s'être installés au Mexique, où l'Iran a établi sa base pour la Coupe du Monde en raison des tensions avec les États-Unis.

Quatre de ces nouvelles demandes ont abouti. Parmi les bénéficiaires figurent un analyste du staff technique et deux officiels du département international de la Fédération iranienne de football.

Les six autres candidats ont été refusés une seconde fois. Parmi les personnes toujours interdites se trouvent le président de la Fédération iranienne de football (FFIRI), Mehdi Taj, un vice-président de la fédération, deux administrateurs chargés des opérations quotidiennes, un attaché de presse et un responsable de la sécurité. Un second attaché de presse avait renoncé à renouveler sa demande après le premier refus, portant le nombre total de membres du staff bannis à 11.

Le calendrier de l'Iran aux États-Unis

L'Iran ouvre son tournoi face à New Zealand le 15 juin à Los Angeles, avant de retrouver la même ville pour affronter Belgium le 21 juin, puis d'affronter Egypt à Seattle le 26 juin. La Coupe du Monde est co-organisée par Canada, Mexico et les États-Unis.

Les difficultés de visa dépassent les seuls membres de la délégation. Les autorités américaines ont également révoqué cette semaine le quota de billets de la phase de groupes attribué aux supporters iraniens, même si la FIFA a indiqué travailler à « maximiser les opportunités pour les supporters iraniens d'assister aux matchs. »

Les liens avec les Gardiens de la révolution au cœur des restrictions

La FFIRI avait soumis à la FIFA une liste de 10 conditions pour sa participation, dont une demande visant à autoriser les joueurs, entraîneurs et officiels ayant effectué leur service militaire au sein du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC). Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a confirmé que les joueurs iraniens étaient les bienvenus, tout en avertissant que les personnes ayant des liens avec l'IRGC pourraient faire l'objet de restrictions d'entrée.

L'Iran était également absent du congrès annuel de la FIFA à Vancouver en avril, après que des membres de sa délégation avaient été refoulés à la frontière canadienne, les autorités canadiennes invoquant ces mêmes liens avec l'IRGC.

Blatter critique la FIFA pour ses manquements sur les visas

La situation de l'Iran n'est pas isolée dans ce tournoi. Des supporters de plusieurs pays se sont vu refuser l'entrée, et l'arbitre somalien Omar Artan s'est vu refuser un visa pour officier à la Coupe du Monde.

L'ancien président de la FIFA, Sepp Blatter, 90 ans, a condamné l'organisation qu'il a dirigée pendant 17 ans, écrivant sur les réseaux sociaux : « Un pays hôte de la Coupe du Monde FIFA doit garantir deux principes fondamentaux : la sécurité du pays — et l'entrée sans restriction de toutes les équipes, officiels et arbitres qualifiés. Le cas de l'arbitre Omar Artan de Somalie va à l'encontre de l'une de ces obligations. La FIFA ne doit jamais compromettre l'universalité du football. »

Blatter a quitté la présidence de la FIFA dans le contexte d'allégations de corruption et a reçu une interdiction de football de six ans, bien qu'il ait été par la suite innocenté des charges pénales.

La FIFA ne limite pas la taille de la délégation d'un pays pour la Coupe du Monde, bien qu'elle ne prenne en charge les frais que pour 50 personnes au maximum.

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