Les procureurs italiens de Milan ont formellement demandé le classement sans suite d'une affaire de fraude sportive impliquant Gianluca Rocchi, l'officiel chargé de la désignation des arbitres en Serie A et en Serie B, selon l'agence de presse italienne Ansa.
Les procureurs italiens abandonnent les poursuites pour fraude sportive contre le patron des arbitres Gianluca Rocchi

Les procureurs italiens de Milan ont formellement demandé le classement sans suite d'une affaire de fraude sportive impliquant Gianluca Rocchi, l'officiel chargé de la désignation des arbitres en Serie A et en Serie B, selon l'agence de presse italienne Ansa.
Rocchi, qui occupe le poste de désignateur des arbitres au sein de la Commission nationale des arbitres, s'est mis en retrait en avril après avoir été placé sous enquête pour soupçon de « complicité de fraude sportive » au cours de la saison 2024-25. Il a constamment nié toute irrégularité.
Ce que l'enquête a révélé
À l'issue de deux ans d'investigations, les procureurs ont conclu qu'il n'existait aucune preuve de manipulation de matchs et ont déclaré ne pas avoir pu « identifier un système structuré visant à interférer avec les désignations. » Le dossier parallèle contre Inter Milan a également été abandonné.
Parmi les allégations examinées figurait la thèse selon laquelle Rocchi aurait influencé le choix d'un arbitre pour un match de Inter Milan parce que cet officiel était « apprécié par Inter. » Une décision du VAR de ne pas intervenir après qu'un joueur de Inter ait donné un coup de coude à un adversaire dans une autre rencontre était également sous le feu des critiques.
Rocchi faisait en outre face à des accusations de pression exercée sur un officiel VAR lors de la victoire 1-0 de Udinese face à Parma en mars de l'année dernière. Il lui était reproché d'avoir encouragé un arbitre à consulter le moniteur en bord de terrain au sujet d'un possible handball, ce qui aurait conduit les officiels à revenir sur leur première décision et à accorder un penalty — transformé par Florian Thauvin pour inscrire le seul but du match.
La suite des événements
Bien que la procédure pénale soit classée, les procureurs ont transmis l'ensemble des documents à l'autorité de justice sportive ainsi qu'au bureau du Procureur général du Comité olympique italien. Ces instances devront déterminer si des manquements disciplinaires dans un cadre sportif justifient des suites.
Il convient de souligner que la fraude sportive est une affaire sérieuse en Italie : il s'agit d'une infraction pénale passible d'une peine maximale de six ans d'emprisonnement.


