Gianluca Pagliuca est l'un des gardiens de but les plus célèbres d'Italie — une figure incontournable de Sampdoria et d'Inter, et un acteur inoubliable de la Coupe du monde 1994. Pourtant, malgré une carrière passée entièrement en Serie A, l'ancien portier nourrit une passion profonde et durable pour un club anglais qu'il n'a jamais défendu : Aston Villa.
Pagliuca, aujourd'hui âgé de 59 ans, fait remonter cet attachement au début des années 1980, lorsque la télévision italienne diffusait de courts résumés du football anglais. C'est au fil de ces brèves images que les couleurs bordeaux et bleues de Villa l'ont captivé pour la première fois.
« J'ai été séduit par Aston Villa en regardant des extraits du football anglais à la télé au début des années 80 », confie Pagliuca à FourFourTwo. « Je me souviens de ces couleurs bordeaux et bleues, et de leur course au titre contre Ipswich en 1981. »
Ce n'est qu'en 1999, dix-huit ans plus tard, que Villa — alors dirigé par le manager John Gregory — a tenté de recruter le gardien. À ce moment-là, Pagliuca venait de quitter Inter et s'apprêtait à signer pour Bologna.
« Après mon passage à Inter, avant d'accepter de rejoindre Bologna, j'ai reçu un appel de Villa », se rappelle-t-il. « À l'époque, la Premier League n'était pas ce qu'elle est aujourd'hui — la Serie A était la meilleure ligue du monde. »
Ce qui paraissait alors être un choix raisonnable est aujourd'hui une source de regrets pour l'ancien international italien, 39 fois sélectionné.
« Si je jouais maintenant, ou si je pouvais revenir en arrière, je saisirais immédiatement ce genre d'opportunité — surtout en Angleterre, qui m'a toujours fasciné, mais aussi à l'étranger en général. »
Bien que ce transfert à Villa Park ne se soit jamais concrétisé, l'attachement de Pagliuca au club n'a cessé de se renforcer au fil des années — au point de se manifester de façon permanente sur sa peau.
« En 2019, avant que Villa ne remporte la finale des play-offs contre Derby, j'ai promis à mon fils que, s'ils montaient en Premier League, je me ferais tatouer leur écusson sur le bras droit », avoue-t-il. « Et je l'ai fait ! Encore aujourd'hui, je consulte automatiquement leurs résultats — c'est une habitude à laquelle je tiens. »
Pour Pagliuca, Aston Villa représente bien plus qu'une curiosité lointaine : c'est un lien forgé dans l'enfance, qui a résisté au temps, aux choix de carrière, et qui est désormais gravé dans sa chair.



