Jude Bellingham aborde la saison 2026-27 avec la ferme intention de rappeler au monde entier de quoi il est capable. Deux buts et trois passes décisives en trois journées de La Liga — toutes remportées — indiquent que le milieu de terrain anglais a retrouvé le niveau éblouissant de sa première campagne au club.
Bellingham s'épanouit grâce à la liberté que lui accorde Mourinho au Real Madrid

Jude Bellingham aborde la saison 2026-27 avec la ferme intention de rappeler au monde entier de quoi il est capable. Deux buts et trois passes décisives en trois journées de La Liga — toutes remportées — indiquent que le milieu de terrain anglais a retrouvé le niveau éblouissant de sa première campagne au club.
Cette renaissance n'est pas le fruit du hasard. Depuis son retour au Real Madrid pour un deuxième mandat, Jose Mourinho a restructuré l'équipe pour libérer Bellingham, le repositionnant comme numéro 10 dans un système en 4-2-3-1 et allégeant considérablement les responsabilités défensives qui pesaient sur lui ces dernières saisons.
L'accord de Mourinho avec Bellingham
« Nous avons organisé l'équipe différemment », a déclaré Mourinho après la victoire 4-0 du Real Madrid contre Malaga en La Liga. « Bellingham défendait parfois comme un deuxième arrière gauche la saison dernière. Je lui ai dit que je ne voulais plus voir ça. On a passé un accord. »
Évoluant dans le dos de Kylian Mbappe, Bellingham dispose désormais de la liberté de se déplacer sur toute la ligne offensive, de recevoir le ballon entre les lignes et d'effectuer des appels tardifs dans la surface — sans devoir reculer pour couvrir des tâches défensives.
« Pour moi, c'est son poste », a ajouté Mourinho. « Grâce à sa complicité avec les attaquants, il peut marquer des buts. Il doit jouer près du but. En jouant numéro six ou numéro huit, on perd sa proximité avec le but. J'aime ce Jude. »
Le verdict du joueur
Le joueur lui-même a accueilli ce changement à bras ouverts. S'exprimant sur Real Madrid TV, Bellingham a confié se sentir libéré dans le nouveau dispositif. « Je me sens plus libre de décider quand je dois décrocher, quand je reste haut ou quand je rentre dans la surface », a-t-il dit. « Je pense que c'est la meilleure position pour moi. »
Il a également exprimé son admiration pour travailler sous les ordres de Mourinho, qualifiant cette expérience de « rêve » — alors qu'il n'avait rencontré l'ancien entraîneur de Chelsea, Manchester United et Tottenham qu'une seule fois avant sa nomination au Bernabeu.
Mourinho s'est montré tout aussi élogieux, qualifiant Bellingham de joueur « unique et extrêmement important », doté de qualités physiques, mentales et tactiques hors du commun. Le technicien portugais a même suggéré que son milieu mérite de figurer parmi les prétendants au Ballon d'Or.
La confiance acquise lors de la Coupe du Monde
Le bon départ de Bellingham s'inscrit dans la continuité d'une Coupe du Monde FIFA exceptionnelle, au cours de laquelle il a été l'un des grands artisans du parcours de England — sept buts et une passe décisive en huit matchs. Ce tournoi semble avoir ravivé sa confiance à l'entame d'une nouvelle saison en club.
Mourinho a cité la façon dont le sélectionneur de England, Thomas Tuchel, a utilisé Bellingham lors de la Coupe du Monde comme modèle pour tirer le meilleur de lui, lui accordant la liberté d'influencer les rencontres dans le dernier tiers plutôt que de courir sans cesse en sens inverse.
Le début de saison en La Liga du Real Madrid — 10 buts marqués, deux encaissés en trois matchs — ne constitue qu'un petit échantillon. Des épreuves plus difficiles se profilent à mesure que les engagements en UEFA Champions League s'accumulent. Mais la plateforme bâtie par Mourinho et la complicité naissante entre l'entraîneur et le joueur laissent présager une belle alliance.
« La dynamique d'équipe, c'est 11, pas 2+9 », a insisté Mourinho, soulignant que la connexion de Bellingham avec Mbappe et Vinicius Jr doit reposer sur un effort collectif plutôt que sur des éclairs individuels.
Pour Bellingham, après deux saisons en demi-teinte marquées par une opération à l'épaule en 2025 et une blessure aux ischio-jambiers qui lui a coûté 10 matchs en 2026, la joie de jouer est palpable. « Je m'amuse beaucoup, j'apprécie vraiment mon football, et c'est pour ça que je performe bien », a-t-il confié aux médias du club. Si ce début de saison est révélateur, sa meilleure année au Real Madrid est peut-être encore à venir.


