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La guerre de Collina contre les pertes de temps redéfinit la Coupe du Monde 2026
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La guerre de Collina contre les pertes de temps redéfinit la Coupe du Monde 2026

il y a 2 heures·3 min

Les spectateurs de la FIFA World Cup 2026 ont remarqué quelque chose d'inhabituel : des panneaux de temps additionnel affichant cinq ou six minutes — loin des dix, 11 ou 12 minutes devenues courantes lors des derniers tournois. Ce changement est délibéré, et tout part de la philosophie d'un seul homme.

Le plan de Collina pour accélérer le jeu

Pierluigi Collina, responsable des arbitres de la FIFA, a pris la décision consciente de changer de cap après le Qatar 2022, où les matchs duraient en moyenne plus de 100 minutes. Dans ce tournoi — sans compter les trois minutes allouées aux pauses hydratation — les rencontres durent en moyenne 96 minutes et huit secondes.

« L'objectif est d'éliminer, autant que possible, les interruptions du tempo du match », a expliqué Collina. Son approche repose sur une idée simple : empêcher les joueurs de perdre du temps sur des gestes ordinaires, et il n'est plus nécessaire d'ajouter tout cela en fin de match.

Pour l'imposer, Collina a introduit des décomptes de cinq secondes sur les dégagements aux buts et les remises en jeu, une horloge de 10 secondes sur les remplacements, et une règle obligeant tout joueur soigné à rester en dehors du terrain pendant au moins une minute.

Des premiers signes encourageants

Les premières données semblent confirmer que les mesures fonctionnent comme prévu. Jusqu'ici, un seul dégagement au but a été transformé en corner — lorsque la DR Congo a tardé lors de son match nul 1-1 contre Portugal. Aucun remplaçant n'a encore été refusé à l'entrée en raison du départ trop lent du joueur sortant.

La menace de jouer à 10 pendant une minute entière semble constituer un véritable frein. Les joueurs quittent le terrain dans les 10 secondes imparties, les arrêts de jeu pour blessure paraissent moins fréquents, et les arbitres se montrent fermes pour écarter les joueurs sans attendre le staff médical.

Les temps morts tactiques des gardiens ont également été interdits, et la fluidité générale des matchs s'est nettement améliorée.

Ce que disent les chiffres

L'indicateur le plus révélateur est le pourcentage du temps de jeu pendant lequel le ballon est effectivement en jeu. En Russie 2018, ce chiffre était de 56,25 pour cent. Le Qatar 2022 l'a amélioré à 56,86 pour cent, malgré tout le temps additionnel accordé. Dans cette Coupe du Monde, il a atteint 59,38 pour cent, le plus élevé des trois tournois.

En chiffres absolus, le temps de balle en jeu a légèrement diminué, passant de 58 minutes huit secondes au Qatar à 57 minutes 22 secondes ici. Mais comme les matchs sont plus courts, la part relative de jeu effectif est plus élevée.

Les trois tournois ont enregistré en moyenne quatre contrôles VAR sur le terrain lors du premier tour, ce qui signifie que l'amélioration ne peut pas être attribuée uniquement à un changement d'utilisation de la technologie.

La route à suivre

Le tournoi n'en est qu'à ses débuts et le tableau complet ne se dessinera qu'avec le temps. La question plus urgente est de savoir si ces habitudes peuvent être transposées dans le football domestique — appliquer la même discipline sur 380 matchs de Premier League par saison serait un défi bien plus grand que celui d'une Coupe du Monde d'un mois.

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