À chaque match de la France lors de la Coupe du Monde FIFA 2026, une place en tribune de presse est délibérément laissée vide — un hommage silencieux à Christophe Gleizes, journaliste sportif français actuellement emprisonné en Algérie.
Une place vide en tribune de presse pour le journaliste emprisonné Christophe Gleizes au Mondial

À chaque match de la France lors de la Coupe du Monde FIFA 2026, une place en tribune de presse est délibérément laissée vide — un hommage silencieux à Christophe Gleizes, journaliste sportif français actuellement emprisonné en Algérie.
Gleizes, qui couvre le football africain pour le magazine parisien So Foot, a été condamné en 2025 à sept ans de prison pour soutien au terrorisme. Les syndicats français de journalistes ont exigé sa libération immédiate.
Le combat d'une mère
La mère de Gleizes, Sylvie, a fait le voyage jusqu'aux États-Unis pour attirer l'attention sur le cas de son fils. Elle a confié à BBC Sport lundi que Gleizes avait reçu une accréditation pour le tournoi, approuvée personnellement par le président de la FIFA Gianni Infantino — et pourtant, il reste derrière les barreaux.
Sylvie a déclaré que son fils se sentait "coupé" du monde, une expression qui traduit l'isolement de sa situation alors que le sport qu'il aime se déroule sans lui.
La solidarité des journalistes
Avant la conférence de presse de lundi du sélectionneur de la France Didier Deschamps au New Jersey New York Stadium — en préambule au match du mardi contre le Sénégal (20h00 BST) — des journalistes se sont rassemblés en brandissant des écharpes arborant le message "Free Gleizes."
En salle de presse, une chaise a également été laissée vide en son honneur. Le journaliste Vincent Duluc, du quotidien sportif L'Equipe, a posé une question à Deschamps au nom de Gleizes, portant sur les pauses hydratation.
Deschamps a répondu avec chaleur :
"J'espère, pour lui et pour sa famille, qu'il puisse être là le plus tôt possible et poser ses questions lui-même."
Le geste de la place et de la chaise vides est devenu un symbole fort de la liberté de la presse lors de cette Coupe du Monde, la communauté du football montrant clairement qu'elle n'a pas oublié l'un des siens.


