L'Angleterre a livré l'une de ses prestations les plus dominantes lors du match pour la troisième place de la FIFA World Cup 2026 — et pourtant, pour de nombreux supporters, le coup de sifflet final a apporté plus de frustration que de joie.
L'Angleterre écrase la France 6-0 pour la troisième place — et c'est douloureux

L'Angleterre a livré l'une de ses prestations les plus dominantes lors du match pour la troisième place de la FIFA World Cup 2026 — et pourtant, pour de nombreux supporters, le coup de sifflet final a apporté plus de frustration que de joie.
Les Three Lions ont démoli la France 6-0 à Miami, prenant une avance de 4-0 avant la mi-temps sans jamais relâcher la pression. Declan Rice a été impérial au milieu de terrain, Bukayo Saka a été irrésistible sur le flanc droit, et Kylian Mbappe n'a jamais trouvé la faille face à Dean Henderson de toute la soirée.
Des buts qui auraient dû venir bien plus tôt
Ezri Konsa, Rice, Jude Bellingham et Saka — auteur d'un triplé — ont tous trouvé le chemin des filets tandis que la défense française s'effondrait. La course au Soulier d'Or de Mbappe a même connu un dénouement, noyé sous six buts anglais.
Marcus Rashford a frappé avec une liberté rarement observée sous la pression d'un tournoi. Eberechi Eze a glissé entre les lignes avec son élégance habituelle. Djed Spence a couvert chaque centimètre de terrain dans son couloir droit. Toutes les pièces étaient là — assemblées trop tard, sur la mauvaise scène.
Le résultat est arrivé lors de la cérémonie d'adieu de Didier Deschamps en tant que sélectionneur de la France, transformant ses adieux en humiliation pour Les Bleus, champions du monde 2018. L'Angleterre a rendu l'un des favoris du tournoi méconnaissable.
Brillant — mais à quoi bon ?
Le consultant BBC et ancien international anglais Danny Murphy avait suggéré, avant le coup d'envoi, qu'une victoire dans ce match pourrait constituer une petite consolation après l'élimination de l'Angleterre en demi-finale contre Argentina. La logique est difficile à contester — et pourtant, en regardant ce spectacle se dérouler, la consolation était le dernier mot qui venait à l'esprit.
Où était cette version de l'Angleterre quand cela comptait vraiment ? Comment Saka pouvait-il paraître aussi tranchant après ses problèmes de blessure ? Pourquoi Rice a-t-il joué comme une force de destruction à lui seul seulement une fois que les enjeux avaient disparu ? Les questions sont inconfortables, et la performance à Miami les rend plus criantes, pas moins.
L'Angleterre a réussi cela sans Harry Kane pendant de longues périodes, et sans Bellingham pour une grande partie du match. Cela devrait être source d'optimisme — et peut-être le sera-t-il, avec le temps. Plusieurs des acteurs de cette soirée seront à leur apogée lorsque la Coupe du Monde 2030 pointera son nez. Cette pensée offre un mince fil d'espoir. Pour l'instant, une victoire 6-0 qui ne signifie presque rien est peut-être la chose la plus anglaise qui soit jamais arrivée.


