Georgi Kinkladze fut l'un des joueurs les plus envoûtants de la Premier League dans les années 1990 — et le secret derrière sa fluidité balle au pied était, en réalité, la danse folklorique géorgienne traditionnelle.
Georgi Kinkladze révèle l'entraînement de danse qui l'a rendu insaisissable

Georgi Kinkladze fut l'un des joueurs les plus envoûtants de la Premier League dans les années 1990 — et le secret derrière sa fluidité balle au pied était, en réalité, la danse folklorique géorgienne traditionnelle.
L'icône de Manchester City, qui avait ébloui les supporters à Maine Road même pendant les années sombres de la relégation du club, a confié à FourFourTwo que ses cours de danse durant l'enfance avaient façonné son jeu d'une manière que peu auraient imaginée.
Sur la pointe des pieds dès le plus jeune âge
"La danse géorgienne traditionnelle est très physique", a expliqué Kinkladze. "Avec ce type de danse, on est sur la pointe des pieds, en mouvement, avec beaucoup d'énergie et un équilibre parfait."
Il a ajouté que ces leçons lui avaient apporté des bases que peu de méthodes d'entraînement conventionnelles auraient pu lui offrir. "Les cours de danse m'ont donné la force du gainage pour changer de direction instantanément tout en gardant le haut du corps immobile", a-t-il dit. "Les gens disaient que j'avais l'air de glisser quand je jouais ; c'était grâce à la danse."
La danse folklorique géorgienne — notamment pour les hommes — est explosive, rapide, et exige un jeu de jambes précis et foudroyant. Ce sont précisément ces qualités que les supporters de City à Maine Road associaient au jeu de Kinkladze sur l'aile, au milieu des années 1990.
Il n'est pas le seul parmi les grands joueurs à citer une deuxième discipline. Peter Schmeichel attribue son célèbre plongeon en étoile à sa pratique du handball. Petr Cech évoque le gardien de but au hockey sur glace. Didier Drogba doit son intelligence du pied au basketball. Ruud van Nistelrooy et Zlatan Ibrahimovic ont tous deux puisé dans le taekwondo pour travailler leur équilibre et leur maîtrise corporelle.
Le football international lui a ouvert les portes
Au-delà de la piste de danse, Kinkladze attribue ses premières sélections en équipe nationale géorgienne au fait d'avoir été repéré par de grands clubs. Sans ces capes obtenues encore adolescent, il estime que sa carrière n'aurait peut-être jamais décollé.
"À l'époque, le championnat géorgien n'était pas très suivi par les recruteurs", a-t-il confié. "Jouer pour l'équipe nationale était ma chance de montrer que je pouvais performer sur la grande scène. Sans ces sélections, je ne serais peut-être jamais parti de Géorgie pour l'étranger."
Cette exposition internationale a attiré des clubs comme Boca Juniors et Manchester City, avant de lui ouvrir la voie vers Ajax. Kinkladze reste à ce jour une figure adorée des supporters de City — non seulement pour ses buts époustouflants, mais aussi pour sa loyauté envers le club, où il est resté deux saisons supplémentaires après la relégation en Premier League en 1995/96.


