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Le Mexique soutient Infantino alors que la crise à la FIFA s'approfondit
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Le Mexique soutient Infantino alors que la crise à la FIFA s'approfondit

il y a 1 heure·2 min

La Fédération mexicaine de football a pris ses distances avec son organe directeur régional, la Concacaf, pour apporter publiquement son soutien au président de la FIFA, Gianni Infantino, sous pression, rejoignant ainsi l'Argentine alors que les appels à sa démission se multiplient.

La Concacaf, qui supervise le football en Amérique du Nord, en Amérique centrale et dans les Caraïbes, avait exigé un "bilan complet" de la présidence d'Infantino après qu'il eut abandonné un projet controversé de cession de parts privées dans la Coupe du monde. Le Mexique, pourtant l'un des trois co-organisateurs de la FIFA World Cup 2026, a choisi la direction opposée.

"La FMF [Fédération mexicaine de football] soutient le leadership du président Infantino pour continuer à promouvoir le développement du football grâce au renforcement institutionnel", a indiqué la fédération dans un communiqué.

Le Mexique et l'Argentine s'alignent sur la Conmebol

La position du Mexique reflète celle de la Conmebol, l'instance dirigeante du football sud-américain, qui a également refusé tout départ d'Infantino en dehors d'un vote de l'ensemble des 211 associations membres de la FIFA. Le Mexique a adopté la même ligne, déclarant qu'il "ne reconnaîtra ni n'approuvera aucun processus convoqué en dehors de ce cadre institutionnel".

La fédération de football d'Argentine, dont l'équipe nationale a été finaliste de la FIFA World Cup 2026, a salué Infantino pour avoir reconnu et présenté ses excuses pour ses "erreurs", décrivant sa décennie à la tête de la FIFA comme "centrée sur le développement du football mondial et la solidité institutionnelle, fondée sur un modèle de gouvernance clair, stable et transparent".

La Conmebol a toutefois exprimé sa préoccupation face aux "actions unilatérales répétées prises sans recourir au dialogue ni aux mécanismes institutionnels" prévus pour ce type de situation.

L'UEFA et la Concacaf maintiennent leur opposition

La crise est née du projet, désormais abandonné, d'Infantino de faire entrer des investisseurs privés dans les tournois de la FIFA — dont les Coupes du monde masculines et féminines — par le biais d'une filiale baptisée FIFA Forward Enterprise (FFE). Les associations se seraient vu offrir 40 millions de dollars chacune pour soutenir le projet.

L'UEFA a été la critique la plus virulente, affirmant avoir perdu toute confiance dans le leadership d'Infantino et qualifiant la proposition FFE de "accord sordide, conclu en coulisses et opaque". L'instance européenne a averti qu'un boycott de la Coupe du monde reste possible, estimant que ses conditions n'ont pas été satisfaites.

"Des garanties doivent être données que de telles tentatives de défigurer le jeu de cette façon ne se reproduiront jamais", a déclaré l'UEFA. "Ces conditions n'ont pas été remplies."

La Fédération anglaise a officiellement retiré son soutien à Infantino. Le Pays de Galles, l'Albanie et la Croatie figurent parmi les autres associations nationales qui ont pris leurs distances avec le dirigeant de 56 ans. La Concacaf, tout en se montrant sévèrement critique, s'est arrêtée avant de déclarer avoir perdu confiance en Infantino — contrairement à l'UEFA.

Infantino conserve le soutien unanime de la Confédération africaine de football (CAF). Lors d'une réunion des dirigeants de la FIFA au Maroc, l'instance mondiale a reconnu que des "erreurs" avaient été commises concernant la FFE et qu'il n'était "pas dans ses intentions" que les membres se "sentent exclus du processus".

L'UEFA est restée inflexible, balayant cette reconnaissance en soulignant que ceux ayant exprimé leur accord avec Infantino étaient des "personnes employées par le président de la FIFA" dont les "carrières dépendent de ses faveurs".

La FIFA a été contactée pour obtenir ses commentaires.

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