Nottingham Forest a franchi un obstacle majeur dans l'obtention des permis après que les autorités locales ont approuvé l'ambitieuse extension du City Ground — une rénovation qui porterait la capacité du stade à 21 300 places supplémentaires, soit une hausse de 68 pour cent.
Cette approbation marque une étape importante pour un club qui discute de la rénovation de son stade depuis au moins sept ans, sans grand résultat visible hormis une tribune temporaire construite à partir de conteneurs maritimes et quelques améliorations esthétiques. La dernière fois que le City Ground avait fait l'objet de travaux structurels significatifs, Stuart Pearce et Stan Collymore portaient encore le maillot rouge.
Une deuxième approbation — et des ambitions plus grandes
Ce n'est cependant pas la première fois qu'un permis de construire est accordé. Les autorités avaient approuvé une extension plus modeste à 35 000 places il y a un peu plus d'un an, mais ce projet avait été discrètement abandonné. Après plusieurs saisons consécutives en Premier League et une campagne européenne à leur actif, les ambitions de Forest avaient grandi — et leurs plans aussi.
Les nouvelles propositions sont d'une tout autre envergure, nécessitant un nouvel examen et une nouvelle série d'approbations. L'entraîneur Oliver Glasner, s'exprimant avant le match à domicile de Forest contre Coventry, a confirmé avoir discuté de l'extension directement avec le propriétaire du club, Evangelos Marinakis, plus tôt dans la semaine.
"C'est une excellente nouvelle pour le club, une excellente nouvelle pour la ville, une excellente nouvelle pour nos supporters, et je pense que tout le monde attend désormais avec impatience le début des travaux," a déclaré Glasner.
Le pont Trent Bridge : le principal obstacle
Malgré l'enthousiasme, plusieurs questions importantes restent sans réponse. La plus pressante concerne la gestion des flux de spectateurs sur Trent Bridge, que le rapport d'urbanisme désigne comme "la contrainte principale au développement".
Les autorités routières ont rejeté une proposition de fermeture permanente de deux voies de circulation sur le pont, et une nouvelle solution doit être trouvée avant que les travaux puissent débuter. En pratique, le club ne pourra pas commencer la démolition tant qu'une solution n'aura pas été approuvée, et le stade ne pourra pas accueillir plus de spectateurs que sa capacité actuelle tant que cette solution ne sera pas opérationnelle.
Les conseils municipaux de part et d'autre de la rivière ont exprimé leur préférence pour un nouveau pont piéton et cyclable, bien que d'autres options restent envisageables. La maire des East Midlands, Claire Ward, a laissé entendre que son bureau pourrait contribuer au financement, sous réserve d'un dossier économique solide.
D'autres points encore en suspens
La circulation n'est pas le seul obstacle. Les plans prévoient la démolition du Britannia Boathouse, qui abrite le Nottingham Rowing Club. Forest s'est engagé à fournir des installations équivalentes ailleurs, mais aucun emplacement de remplacement n'a encore été confirmé. Les documents d'urbanisme précisent que la démolition ne pourra avoir lieu qu'une fois des installations de remplacement — permanentes ou temporaires — trouvées.
La question de la propriété du terrain reste également ouverte. Après une querelle publique sur les loyers il y a deux ans, Forest avait conclu un accord pour racheter le foncier au conseil municipal — un accord conditionné à l'obtention du permis d'expansion. Bien que ce permis ait désormais été accordé, la transaction n'a pas encore été finalisée.
Pour gérer l'afflux supplémentaire de spectateurs, le club contribuera à hauteur de 990 000 £ à la mise en place d'une zone de stationnement réglementé, dans le cadre d'un plan global de 4,1 millions de livres sterling visant à réduire les déplacements en voiture. Asif Naidu, président du Nottingham Forest Supporters' Trust, a estimé que les défis liés aux transports étaient "clairement insurmontables".
La date de début des travaux reste inconnue, et de nombreux supporters attendent de voir les premières pelleteuses avant d'y croire vraiment. Mais pour la première fois depuis longtemps, le projet semble s'aligner sur la vision du propriétaire Evangelos Marinakis — ce qui pourrait bien faire toute la différence.



