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Le retour de Raul Jimenez à Wolves ravive une histoire d'amour à Molineux
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Le retour de Raul Jimenez à Wolves ravive une histoire d'amour à Molineux

il y a 1 heure·3 min

La signature la plus romantique de l'été appartient à Wolverhampton Wanderers. Raul Jimenez, l'attaquant mexicain qui a défini une époque à Molineux, est rentré à la maison — et le club n'a plus été le même depuis.

Jimenez, 35 ans, retrouve Wolves pour leur première saison en Championship après la relégation de la Premier League. Son arrivée n'a pas seulement remonté le moral ; elle a transformé l'atmosphère du club dans son intégralité. Les dix publications les plus engagées du club sur les réseaux sociaux depuis l'annonce le concernent, et les responsables du club affirment que la réaction sur Instagram est la plus forte dont quiconque se souvient.

Un numéro de maillot qui dit tout

Dans les rues, ce ne sont pas des maillots Wolves que portent les supporters — ce sont des maillots Jimenez. Lors d'un match amical de pré-saison contre Real Sociedad, les supporters scandaient son nom avant même qu'il ne foule la pelouse, avec des maillots du Mexique — domicile et extérieur — éparpillés dans les tribunes.

À la boutique du club, son maillot se vend à plus de 250 pour cent de plus que le joueur le plus populaire de la saison dernière. Pour trouver un parallèle, il faudrait remonter jusqu'à Steve Bull — un joueur si aimé qu'il a transcendé le club lui-même.

Buts, gloire et nuits européennes

Les chiffres suffisent à justifier l'affection. Ses 40 buts en Premier League font de Jimenez le meilleur buteur de l'histoire de Wolves dans la compétition, et ses 57 en toutes compétitions comprennent une remarquable collection de souvenirs européens. Il est le recordman de buts du club en compétition européenne, ayant trouvé le filet contre Crusaders, Pyunik Yerevan, Torino, Slovan Bratislava, et sous la pluie torrentielle de Braga — des soirées que les supporters chantent encore aujourd'hui.

Il a marqué en demi-finale de FA Cup à Wembley. Il a contribué à propulser Wolves dans le top sept en Premier League lors de deux saisons consécutives, une première depuis l'ère Stan Cullis. En 2019/20, ses 27 buts en championnat n'ont été dépassés par un joueur de Wolves qu'une seule fois — par Bull, en troisième division, en 1989. Pour trouver un total comparable dans l'élite, il faut remonter à John Richards en 1973.

La blessure qui a approfondi le lien

Puis vint le choc avec David Luiz à Arsenal en novembre 2020 — une fracture du crâne, un stade plongé dans le silence, et une longue et éprouvante convalescence. Jimenez n'a jamais tout à fait retrouvé son niveau d'avant-blessure sous le maillot de Wolves, et il n'a plus inscrit de but de la tête pour le club depuis. Ce moment, quand il viendra, promet d'être l'un des grands moments cathartiques de Molineux.

Si la blessure a compliqué son football, elle n'a fait qu'approfondir son lien avec les supporters. L'ouverture de sa famille sur le soutien reçu des fans de Wolves durant la convalescence a rapproché les deux parties plus que jamais. Son épouse Daniela a adopté la ville, et le couple a même organisé la révélation du sexe de leur deuxième enfant sur la pelouse de Molineux.

Une fin réécrite

Son premier départ, en mai 2023, avait tout du sentiment inachevé — remplaçant non utilisé contre Everton, les larmes aux yeux sur le banc, des adieux qui ne semblaient jamais définitifs. Désormais, sous la direction du nouvel entraîneur Cesar Peixoto, il a la chance d'écrire la fin que sa carrière à Wolves mérite.

Les bookmakers en ont fait le grand favori pour le titre de meilleur buteur du Championship — ce qui n'a rien d'excessif pour un attaquant qui a converti chacun de ses penalties en Premier League, accumulant plus de buts sur penalty que tout autre joueur de la compétition. S'il reste en bonne santé, 20 buts constituent un objectif réaliste.

La capacité de Wolves à constituer autour de lui un effectif capable d'obtenir la promotion reste une question ouverte. Mais d'une certaine manière, ce n'est pas l'essentiel. Steve Bull a passé dix ans en deuxième division sans décrocher la promotion, et n'en a fait que renforcer sa légende.

Bull est resté. Jimenez est revenu. Wolves ont retrouvé leur numéro 9.

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