Une seule semaine à la mi-septembre pourrait bien définir toute la saison de Celtic. Après une défaite décevante 3-0 face à Rangers en quart de finale de la Premier Sports Cup à Ibrox, l'équipe du manager Martin O'Neill enchaîne deux échéances cruciales : une entrée en lice en UEFA Europa League face à Ferencvaros jeudi, suivie d'un rematch en championnat contre Rangers dimanche.
Celtic Face à Quatre Jours Décisifs Après l'Humiliation d'Ibrox

Une seule semaine à la mi-septembre pourrait bien définir toute la saison de Celtic. Après une défaite décevante 3-0 face à Rangers en quart de finale de la Premier Sports Cup à Ibrox, l'équipe du manager Martin O'Neill enchaîne deux échéances cruciales : une entrée en lice en UEFA Europa League face à Ferencvaros jeudi, suivie d'un rematch en championnat contre Rangers dimanche.
L'inquiétude dans les tribunes
Les supporters de Celtic abordent la compétition européenne sur la pointe des pieds, encore marqués par la débâcle en play-off de la Champions League à Linz. Cet effondrement, couplé à la correction reçue en derby dimanche, soulève de vraies interrogations sur la capacité de ce groupe à performer dans les grands rendez-vous.
O'Neill, lui, a affiché peu de patience face aux critiques extérieures sur ses choix tactiques. « C'est étrange, on ne vous demande jamais vos compositions d'équipe quand vous gagnez des matches », a-t-il déclaré. « Nous gagnons beaucoup en championnat depuis un bon moment déjà, et nous avons remporté tous nos matches de ligue jusqu'ici. C'est encore un grand test pour nous dimanche, mais il est incroyable de constater combien de fois on ne vous remet pas en question quand vous avez gagné. »
Des lacunes structurelles sous la surface
La forme de Celtic en Scottish Premiership semble solide sur le papier — six victoires consécutives, portant leur série depuis le titre à 13 matches. Pourtant, quatre de ces six succès ont été obtenus par un seul but d'écart, et la manière a laissé une partie des supporters sceptiques.
L'ancien attaquant de Celtic, Chris Sutton, a profité de son passage au Monday Night Club sur BBC Radio 5 Live pour exprimer de sérieuses réserves. Il a qualifié son ancien club de « brutes contre les faibles » qui se contentent de « battre les équipes que vous êtes censés battre », et a fait part de ses « grandes inquiétudes », estimant que l'équipe a de « gros problèmes » après qu'un milieu de terrain « trop léger » s'est fait « écraser » par Rangers. Le capitaine Callum McGregor lui-même a reconnu que Celtic avait été « une équipe d'individualités » lors de la défaite à Ibrox.
Les données viennent étayer ces inquiétudes. Celtic a concédé 64 tirs en Premiership sur seulement six rencontres — autant que Hearts sur la même période, et six de plus que Rangers. Face à LASK en play-off de la Champions League, ils ont subi un total impressionnant de 60 tirs sur les deux manches, dont 40 lors d'un deuxième match chaotique en Autriche.
Des points positifs en attaque
Tout n'est pas négatif. La recrue estivale Camilo Duran s'est révélée être une véritable trouvaille, avec six buts et trois passes décisives en 10 apparitions. Le recrutement record Kasper Hogh et l'autre gros investissement Haissem Hassan cherchent encore leurs marques, mais l'ambition offensive du club est évidente.
Il convient de souligner qu'en comparaison avec la saison turbulente précédente — qui a vu se succéder Brendan Rodgers, Wilfried Nancy et O'Neill — Celtic encaisse actuellement moins de buts tout en marquant et en créant davantage d'occasions en Premiership.
Quatre jours pour changer l'atmosphère
O'Neill avait été appelé en janvier dernier pour redresser une campagne chaotique, et il avait répondu présent en remportant le doublé Scottish Premiership-Scottish Cup. Les supporters étaient partagés entre le laisser partir sur ce succès ou le voir rempiler — mais ils étaient unanimes pour exiger des progrès en Europe et un jeu plus séduisant. Aucune de ces deux attentes n'a encore été satisfaite.
Un résultat positif face à Ferencvaros jeudi, suivi d'une victoire en derby dimanche, pourrait porter Celtic à huit points d'avance sur Rangers en championnat et bouleverser radicalement la donne. La capacité d'O'Neill à orchestrer ce redressement est la grande question de sa deuxième saison aux commandes.


