Une saison qui avait brièvement fait rêver les supporters d'Everton de football européen s'est terminée dans la déception, soulevant des questions sérieuses sur l'orientation du club sous la direction de David Moyes — et sur la capacité de son deuxième mandat à offrir davantage qu'une médiocrité de milieu de tableau.
Une belle série brisée
Fin mars encore, Everton pointait à la huitième place de la Premier League, à seulement trois points des places qualificatives pour la Champions League avec sept matchs à jouer. Une victoire 3-0 contre Chelsea le 21 mars avait fait naître l'espoir chez les supporters.
Ce qui a suivi fut un effondrement. Everton n'a remporté aucun de ces sept derniers matchs — une série qui a notamment inclus un match nul 2-2 à Brentford le 11 avril, signant de facto la fin des ambitions européennes du club. Sur cette fin de saison, seuls les relégués Burnley et Wolverhampton Wanderers ont fait aussi mal, sans décrocher la moindre victoire.
Même classement, tout autre ressenti
Les Toffees ont finalement terminé treizièmes pour la deuxième saison consécutive sous Moyes — un résultat perçu bien différemment cette fois. Lors de son retour il y a 18 mois, Everton n'était qu'à un point de la zone de relégation. Il avait guidé le club jusqu'à une place 23 points au-dessus des barragistes.
Cette fois, le club a investi une mise nette record de £97m lors du mercato estival, pour finir au même rang avec un seul point supplémentaire. Une défaite 3-1 à domicile face à Sunderland — qui a terminé septième et décroché une qualification européenne pour la première fois en 53 ans — a constitué une conclusion douloureuse à domicile.
L'ancien milieu de terrain d'Everton Leon Osman estime que deux finales consécutives au milieu du tableau représentent malgré tout des progrès après des années de chaos financier, de déductions de points et de luttes contre la relégation.


