L'Espagne a dominé la France 2-0 en demi-finale de la Coupe du Monde mardi, décrochant sa place en finale dimanche face à l'Angleterre ou à l'Argentine. Si la France s'était présentée avec les espoirs placés en Kylian Mbappe, Ousmane Dembele, Michael Olise, Bradley Barcola et Desire Doue, l'équipe de Luis de la Fuente les a réduits à l'impuissance.
Le collectif espagnol met fin au rêve de Coupe du Monde de la France

L'Espagne a dominé la France 2-0 en demi-finale de la Coupe du Monde mardi, décrochant sa place en finale dimanche face à l'Angleterre ou à l'Argentine. Si la France s'était présentée avec les espoirs placés en Kylian Mbappe, Ousmane Dembele, Michael Olise, Bradley Barcola et Desire Doue, l'équipe de Luis de la Fuente les a réduits à l'impuissance.
Même l'entrée en jeu de Rayan Cherki n'a pas suffi à réveiller les Bleus. « En face d'eux, ils avaient la meilleure équipe du monde », a déclaré De la Fuente au coup de sifflet final.
Un chef-d'œuvre collectif
Ce tournoi a été présenté comme une Coupe du Monde de superstars — Mbappe et Lionel Messi ont chacun inscrit huit buts, tandis qu'Erling Haaland, Harry Kane, Jude Bellingham et Vinicius Junior ont tous brillé. Pourtant, l'Espagne démontre que le collectif le plus solide pourrait finalement être décisif.
La France a été limitée à seulement 0,30 buts attendus. « L'Espagne a dominé le match dans tous les aspects », a affirmé Patrick Vieira sur ITV. L'Espagne a conservé en moyenne 64 pour cent de possession tout au long du tournoi et a effectué environ 200 passes de plus dans le dernier tiers que n'importe quelle autre équipe.
La possession était globalement équilibrée face à la France, mais l'utilisation du ballon par l'Espagne — et son travail acharné sans lui — a mis en lumière la différence entre les deux équipes. Roy Keane, également sur ITV, était sans équivoque : « Ils ont gagné le match grâce à leur travail défensif aujourd'hui. Ils jouaient en meute. Il y avait de l'intensité et du sens dans leur jeu. C'était presque l'opposé des Français. »
Vieira abondait dans le même sens : « Tactiquement, ils ont écrasé l'équipe française. Quand on regarde les attaquants espagnols, ils ont travaillé très dur pour empêcher les Français de toucher le ballon. »
Yamal, Rodri et la profondeur de l'effectif
L'Espagne possède bien une superstar en la personne de Lamine Yamal, qui a obtenu le penalty à l'origine du premier but après avoir débordé Lucas Digne. Mais le joueur de 19 ans n'a marqué qu'une seule fois en sept matchs, et l'Espagne n'en a pas eu besoin de plus — tant leur mécanique collective est aboutie.
Rodri a confirmé son statut de meilleur milieu de terrain au monde, remportant 11 de ses 15 duels face à la France. Pedro Porro a inscrit le deuxième but à la suite d'une belle combinaison en une-deux avec Dani Olmo — l'un des nombreux moments où la France a été démantelée avec une précision chirurgicale.
La profondeur de l'effectif est remarquable. Martin Zubimendi était entré en jeu à la mi-temps de la finale de l'Euro il y a deux ans sans sourciller. Mikel Oyarzabal a inscrit cinq buts, avec Ferran Torres comme doublure solide. Mikel Merino, lui, a à plusieurs reprises fait basculer des matchs depuis le banc.
Le bilan de De la Fuente s'élève désormais à 13 victoires en 14 matchs de tournois majeurs en tant que sélectionneur, une série entamée avec le sacre à l'Euro il y a deux ans. Comme l'avait noté Gary Neville avant le match, la France, l'Angleterre et l'Argentine « jouent davantage par séquences » — tandis que l'Espagne joue comme un seul homme. Cette différence pourrait suffire à leur faire remporter la Coupe du Monde.


