Pep Chavarria n'est pas le profil de recrue auquel les supporters de Chelsea sont habitués. Il n'a effectué ses débuts en La Liga qu'à 24 ans, et sa première apparition en football européen est venue à 27 ans seulement — une rencontre de l'UEFA Conference League avec Rayo Vallecano face au club suédois Hacken en octobre. Il a été expulsé ce soir-là. Pourtant, Chelsea serait désormais sur le point de recruter l'arrière gauche de 28 ans, et son ancien entraîneur estime que ce transfert a tout son sens.
Chelsea vise Pep Chavarria : l'arrière gauche épanoui tardivement, forgé dans l'effort

Pep Chavarria n'est pas le profil de recrue auquel les supporters de Chelsea sont habitués. Il n'a effectué ses débuts en La Liga qu'à 24 ans, et sa première apparition en football européen est venue à 27 ans seulement — une rencontre de l'UEFA Conference League avec Rayo Vallecano face au club suédois Hacken en octobre. Il a été expulsé ce soir-là. Pourtant, Chelsea serait désormais sur le point de recruter l'arrière gauche de 28 ans, et son ancien entraîneur estime que ce transfert a tout son sens.
Un parcours atypique vers le sommet
Le chemin parcouru par Chavarria n'a rien d'un long fleuve tranquille. Il est arrivé au Real Zaragoza en 2020 en provenance de l'UE Olot, club évoluant en troisième division — un profil qui lèverait des sourcils dans la plupart des grands clubs. Mais Jose Ramon Rodriguez, qui l'a entraîné à Zaragoza, a décelé quelque chose d'emblée. « Nous avons vu le talent immédiatement, » confie Rodriguez à Sky Sports. « Il était capable de performer à une intensité bien au-dessus du niveau de la deuxième division espagnole. »
Rodriguez précise que les qualités physiques ont toujours été présentes — c'est dans les détails que le travail s'imposait. « C'est un joueur qui s'est beaucoup amélioré, aussi bien techniquement que dans sa prise de décision, » explique-t-il. « Il a dû se battre énormément pour en arriver là. »
Le mot qui revient le plus souvent lorsque Rodriguez parle de Chavarria est celui de mentalité. « C'était un joueur qui se sacrifiait beaucoup, qui aimait s'entraîner. Sa façon de travailler à l'entraînement ne l'a jamais trahi. Il donnait toujours le maximum. »
L'ascension à Rayo Vallecano
Chavarria a rejoint Rayo Vallecano en 2022 sous les ordres d'Andoni Iraola, entraîneur réputé pour exiger une intensité sans relâche de ses latéraux — et pour les utiliser de manière offensive dans des positions de débordement. Ce fut un mariage idéal. Sous le successeur d'Iraola, Inigo Perez, Chavarria a encore progressé, se montrant à l'aise dans des mouvements intérieurs et des incursions au milieu de terrain, sans se limiter à simplement aller et venir sur son couloir.
La saison dernière a représenté l'apothéose pour le joueur comme pour le club, Rayo atteignant une finale européenne — un exploit remarquable pour cette modeste formation madrilène. Chavarria a été au cœur de ce parcours, comptabilisant plus de 2 000 touches de balle en La Liga et figurant parmi les douze meilleurs joueurs de la compétition pour les centres depuis le jeu ouvert et les corners obtenus. Tout aussi impressionnant, il figurait également parmi les douze meilleurs pour les interventions sur centre et la récupération de balle dans son propre tiers — une véritable menace dans les deux sens.
Des questions auxquelles il devra répondre
Les doutes sont fondés. Chavarria n'a jamais joué en dehors de l'Espagne, et encore moins en Premier League, considérée comme le championnat national le plus physique au monde. Sa vulnérabilité aérienne sur coups de pied arrêtés — un point faible récurrent — pourrait être exploitée en Angleterre, même s'il convient de rappeler que Marc Cucurella, dont le départ vers le Real Madrid ouvre la porte à ce transfert, avait fait face à des doutes similaires avant de les dissiper.
Son rendement offensif doit également progresser. Une frappe spectaculaire contre l'Atletico Madrid en septembre a constitué son seul but de la saison — et il a cumulé davantage de cartons rouges que de buts, dont une expulsion tardive au Bernabeu face au Real Madrid. Xabi Alonso attendra bien davantage de son latéral gauche offensivement, eu égard à l'influence exercée par Alex Grimaldo à ce poste lors de son passage à Bayer Leverkusen.
Les raisons de la confiance de Rodriguez
Rodriguez estime que les questions sur le caractère trouvent d'elles-mêmes leur réponse. « C'est un joueur d'équipe qui donne 200 pour cent chaque jour, » affirme-t-il. « C'est un très bon coéquipier qui crée une très bonne atmosphère et que tous ses partenaires veulent avoir dans le vestiaire. » Lors d'une période difficile à Zaragoza, c'est Chavarria qui a refusé de trouver des excuses et a poussé son entourage à se surpasser.
« Quand il est passé en deuxième division, les exigences ont augmenté, et elles ont encore augmenté en première division, » ajoute Rodriguez. « Cette mentalité laisse penser qu'il peut atteindre un niveau encore supérieur. » À chaque étape, Chavarria a fait taire les sceptiques. Si la Premier League est la prochaine marche, Rodriguez n'a aucune réserve. « S'il va à Chelsea, c'est parce qu'il le mérite. »


