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Cinq phases, un résultat : comment l'Angleterre a dominé le Mexique à l'Azteca
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Cinq phases, un résultat : comment l'Angleterre a dominé le Mexique à l'Azteca

il y a 54 minutes·3 min

L'Angleterre a réalisé l'une de ses prestations les plus complexes de cette Coupe du monde FIFA en battant le Mexique au mythique Azteca Stadium, s'assurant ainsi une place en huitièmes de finale. L'altitude de Mexico, un stade hostile et l'intensité des joueurs mexicains ont imposé une leçon tactique — et le sélectionneur Thomas Tuchel l'a dispensée en découpant le match en cinq phases distinctes.

Phase 1 : Contenir le Mexique

Le plan de jeu de l'Angleterre pour l'entame du match a été confirmé par l'entraîneur adjoint Anthony Barry à la mi-temps. « Nous avons préparé les joueurs en leur disant que jusqu'à la première pause hydratation, ce serait difficile », a déclaré Barry. « Il faudrait souffrir. Le Mexique démarre toujours vite. On savait qu'un 0-0 à la pause serait un bon résultat. »

Avant le coup d'envoi, Tuchel avait réclamé un pressing plus réfléchi. « Nous sommes pleinement engagés dans notre pressing, a-t-il dit, mais ce n'est pas économique. Il faut être intelligent et choisir les bons moments. » L'Angleterre s'y est tenue — utilisant Harry Kane, Jude Bellingham et un troisième presseur supplémentaire pour couper le jeu de construction du Mexique, un de plus que face à la RD Congo au tour précédent.

Le milieu Elliot Anderson a évolué plus bas dans ces séquences, restant proche des défenseurs centraux pour couper la sortie facile du Mexique. L'Angleterre a mis en moyenne 37 secondes à récupérer le ballon en première mi-temps, contre seulement 12,1 secondes lors de ses quatre matchs précédents — une approche délibérément patiente.

Phase 2 : Frapper par opportunisme

L'Angleterre a sanctionné les erreurs de placement mexicaines avant la pause. Gilberto Mora, 17 ans, milieu habituellement côté droit, s'est retrouvé hors position sur le flanc gauche. Le gardien Jordan Pickford a repéré le vide, trouvant rapidement Declan Rice, qui a enchaîné vers Bukayo Saka. Le centre de Saka a trouvé Bellingham arrivé en retard au second poteau — 1-0.

La remise en jeu du Mexique a tourné au désastre. L'Angleterre a pressé fort au coup d'envoi, Anderson — resté bas jusque-là — se projetant vers l'avant pour occuper l'espace laissé libre. Il a récupéré le ballon, et Bellingham a doublé la mise — 2-0.

Phase 3 : Chercher à dominer

L'Angleterre a abordé la seconde mi-temps avec plus d'ambition, pressant plus haut. Anthony Gordon et Saka se sont relayés comme troisième attaquant dans le pressing haut, rendant le match plus ouvert. Cette agressivité a eu un prix : Bellingham a pourchassé le gardien Raul Rangel dans le camp mexicain tandis que le latéral droit Jarell Quansah était attiré hors de sa zone par l'ailier gauche Julian Quinones. Saka encore offensif, Quansah a écopé d'un carton rouge après un tacle glissé sur Jesus Gallardo — l'Angleterre à dix.

Phase 4 : Les surnombres latéraux du Mexique

Tuchel a réagi immédiatement en faisant entrer John Stones à la place de Saka, Ezri Konsa reculant au poste de latéral droit. L'Angleterre s'est organisée en 4-4-1, s'appuyant sur Gordon comme relais rapide en attaque — ce qui lui a valu un penalty. Le Mexique est néanmoins resté dangereux grâce à Quinones et au latéral gauche Gallardo, qui construisaient des triangles menaçants sur le côté gauche, imitant les surnombres latéraux que l'Angleterre elle-même avait pratiqués tout au long du tournoi.

Phase 5 : Le bus garé

À la pause hydratation suivante, Tuchel a de nouveau remanié son dispositif — Dan Burn et Djed Spence remplaçant Anderson et Nico O'Reilly, l'Angleterre passant en 5-3-1. Bellingham, Rice et Gordon ont formé le milieu de terrain à trois, choisis pour leur capacité à couvrir de grandes distances. Le colosse de 2 m Burn s'est imposé comme un rempart au second poteau face aux centres mexicains venus de la gauche.

L'attaque mexicaine est devenue prévisible, et la décision de Javier Aguirre de remplacer Quinones — le principal tourmenteur des Anglais — par l'attaquant Guillermo Martinez a fait le jeu de Tuchel. Chaque attaque mexicaine était renvoyée sur les côtés avant un centre sans danger, dégagé sans peine. L'Angleterre a tenu pour se qualifier.

Le succès en tournoi exige une capacité d'adaptation, et l'Angleterre l'a démontré — à dix, en territoire hostile, en jouant cinq matchs en un seul.

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